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Comment sortir de la maison dans le feu de l'action

Les cinq première minutes sont déterminantes lorsqu'un incendie... (Photo David Boily, La Presse)

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Les cinq première minutes sont déterminantes lorsqu'un incendie éclate.

Photo David Boily, La Presse

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Patricia Sauzède-Bilodeau
Le Soleil

Des vies, le feu en ravit des dizaines par année au Canada. La plupart de ces morts auraient pu être évitées si les résidants avaient fait preuve de vigilance. Absence d'extincteur, avertisseur débranché, le citoyen s'y prend bien mal pour éviter de passer au feu. En plus de ne pas savoir quoi faire en cas d'urgence.

 Il y a eu 248 incendies dans les limites de la ville de Québec en 2006. Même si personne n'en est décédé, près de la moitié des victimes n'avait pas le nécessaire pour les avertir du danger.

 «Selon les statistiques, environ 50 % des ménages ont un avertisseur qui ne fonctionne pas ou n'en ont tout simplement pas. En plus de ne pas avoir d'extincteur», déplore Ghislaine Lemieux, capitaine au Service d'incendie à la Ville de Québec.

 Il ne suffit pas d'avoir un avertisseur pour être bien outillé. Il faut un plan. «Le plan d'évacuation est important puisqu'il permet de connaître les démarches à suivre en situation d'urgence.» Simples à rédiger, ces règles à suivre peuvent éviter bien des soucis en cas d'incendie. «Les cinq premières minutes sont les plus importantes lorsqu'il y a un feu, alors c'est primordial de savoir ce qu'il faut faire.»

 Papier et crayon, cette plannification doit comprendre un schéma de la maison ou de l'appartement. Les sorties, les fenêtres et les corridors, en plus de contenir le point de rassemblement. Chaque pièce doit notamment avoir deux sorties sécuritaires. «On peut donc mettre des meubles vis-à-vis les fenêtres pour aider à sortir. En passant, une porte-patio n'est pas considérée comme une sortie», précise Mme Lemieux.

 Plan à exécution

 Le plan rédigé, il reste à le tester. Bien que peu populaire auprès des propriétaires, l'exercice d'incendie reste indispensable pour les résidants.

 «Ce n'est pas obligatoire de faire un exercice d'incendie régulièrement dans les résidences, mais c'est fortement recommandé», souligne Mme Villeneuve.

 En fait, l'exercice d'évacuation est obligatoire lorsque le bâtiment comprend un système élaboré, avec un déclencheur, un gicleur ou un système qui détecte la fumée. Les immeubles qui logent 10 personnes ou plus ont obligatoirement un système de ce genre, les propriétaires sont donc obligés de faire un exercice par année. «Officiellement, on ne sait pas si les propriétaires sont responsables. Est-ce qu'ils le font tous? Ça reste à voir.»

 S'il décide de ne pas exécuter un exercice d'incendie par année, le propriétaire se doit à tout le moins de faire part aux locataires du plan d'évacuation. Encore une fois, les portes, les sorties de secours, les fenêtres, les extincteurs doivent être inscrits. Il faut également inclure les changements dans la configuration du bâtiment s'il y a eu des rénovations au cours de la dernière année.

 «Le but, c'est d'informer les résidants. C'est bon de savoir combien il y a de gens et qui doit sortir par l'avant ou par l'arrière. Surtout, où est le lieu de rassemblement.» Parce que si ces détails semblent acquis pour plusieurs, dans le feu de l'action, ils sont moins évidents à mettre en pratique. «Ça arrive que des évacuations se déroulent mal, que c'est le bordel. Les gens ne savent pas où ils doivent aller. À ce moment-là, le dossier est référé à la division de la prévention des incendies, et le propriétaire doit faire des changements.» Mais ces changements peuvent parfois arriver trop tard.

 




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