La brique et la pierre ne sont plus très prisées sur les nouveaux chantiers de maisons unifamiliales. En fait, depuis 20 ans, la brique est en perte de vitesse. «Et ce, même si les ouvrages de maçonnerie donnent de la valeur à une propriété», affirme Jocelyn Bélanger de l'Institut de la maçonnerie du Québec (IMQ).

Mis à jour le 9 mai 2007
Marc Beauchamp LA PRESSE

La brique et la pierre ne sont plus très prisées sur les nouveaux chantiers de maisons unifamiliales. En fait, depuis 20 ans, la brique est en perte de vitesse. «Et ce, même si les ouvrages de maçonnerie donnent de la valeur à une propriété», affirme Jocelyn Bélanger de l'Institut de la maçonnerie du Québec (IMQ).

Ces constatations sont corroborées par la majorité des marchands et grossistes de produits de maçonnerie du Québec et s'explique d'abord par des raisons économiques.

Mais il y a plus. L'industrie a commis des erreurs de stratégie impardonnables au cours des 20 dernières années.

«Nous avons mal conçu notre mise en marché», admet Édouard Amborski, directeur général de la compagnie Montréal Brique et Pierre.

L'industrie de la brique et de la pierre a particulièrement dérapé en lançant entre autres, dans les années 80, une brique de couleur «rose bonbon».

«En tentant de nous insérer dans un courant de mode, mettant en vedette de nouveaux coloris, nous avons dévalué notre produit», avoue-t-il.

En effet, des propriétaires de maisons en briques de couleur non usuelle (rose cendré, vert tendre, etc.) ont aujourd'hui beaucoup de difficultés à vendre leur maison.

Compte tenu du coût de remplacement de la brique, les acheteurs hésitent. «La brique ne fait pas partie d'un cycle ou d'une mode. C'est un produit durable qui doit traverser toutes les époques», explique M. Amborski.