Des propriétaires nous ouvrent les portes de leur demeure d’exception, offerte sur le marché de la revente.

Publié le 25 avril
Marie-Andrée Amiot
Marie-Andrée Amiot La Presse

Au premier coup d’œil, on n’oserait jamais qualifier le magnifique plain-pied de grenouillère. Mais c’est ainsi que l’ont surnommé les propriétaires. Et d’où vient ce coquet sobriquet ?

« Quand on ouvre les fenêtres au printemps, on entend les ébats amoureux des grenouilles et des rainettes. C’est absolument charmant. D’où le nom grenouillère », raconte avec un clin d’œil le propriétaire, Claude Reeves.

M. Reeves et sa femme, Isabelle, vivent dans leur grenouillère depuis une dizaine d’années. La maison, une construction conçue par l’architecte Jeffrey Melamed en 1984, est frappante avec son revêtement de pierres et de cèdre méticuleusement entretenu et sa forme en U où les ouvertures assurent de la luminosité toute l’année, même en ce tristounet dimanche d’avril.

La maison est installée dans le secteur ouest de la ville de Rosemère. Un charmant amalgame de rues tranquilles, boisées, sans trottoirs, comme à la campagne. Un coin où les demeures, toutes uniques, sont bien assises sur de grands terrains vallonnés. On se croirait dans le haut Westmount, sauf que les terrains sont plus vastes. Les maisons n’en sont que plus valorisées.

Celle du couple repose sur plus de 40 000 pi⁠2, comme celle du voisin de droite. L’autre, à gauche, compte 100 000 pi⁠2 de terrain. Chacune de ces propriétés est entourée de nombreux arbres à maturité et est souvent encadrée de haies de thuyas aux dimensions impressionnantes. Il y a un petit côté bucolique dans ce quartier où l’on a l’impression d’être à la campagne alors que l’autoroute ou le train, les écoles, les petits marchés d’alimentation (ou les gros) sont à un jet de pierre.

Ce sont d’abord ces aspects pratiques qui ont convaincu le couple d’acheter la maison. En plus, puisque leur famille reconstituée compte sept enfants, il leur fallait un habitacle pouvant accueillir tout ce clan. « Notre tribu est grande, admet M. Reeves. On voulait que chaque enfant puisse trouver sa place. » Ainsi, on trouve quatre chambres au rez-de-chaussée et deux au sous-sol. Les pièces communes, cuisine, salle à manger, séjour et salon, sont au rez-de-chaussée.

  • Les propriétaires ont opté pour un mur recouvert d’ipé (parfois appelé noyer brésilien), un bois exotique qui s’apparente bien au chêne du sol. L’angle arrondi a été conservé, respectant l’architecture d’origine. Le garde-corps en verre est agrémenté d’une touche amusante avec ses lattes verticales en bois.

    PHOTO DOMINICK GRAVEL, LA PRESSE

    Les propriétaires ont opté pour un mur recouvert d’ipé (parfois appelé noyer brésilien), un bois exotique qui s’apparente bien au chêne du sol. L’angle arrondi a été conservé, respectant l’architecture d’origine. Le garde-corps en verre est agrémenté d’une touche amusante avec ses lattes verticales en bois.

  • La pièce maîtresse du salon est certainement le foyer biface qui auparavant était, comme le sol, recouvert de marbre aux stries rosées. Les nouveaux propriétaires ont retiré le marbre au sol pour le recouvrir de lattes en chêne, mais ont conservé une partie du marbre en encadrant la cheminée de bois et d’acier inoxydable, la rajeunissant tout en conservant l’essentiel de ce matériau noble.

    PHOTO DOMINICK GRAVEL, LA PRESSE

    La pièce maîtresse du salon est certainement le foyer biface qui auparavant était, comme le sol, recouvert de marbre aux stries rosées. Les nouveaux propriétaires ont retiré le marbre au sol pour le recouvrir de lattes en chêne, mais ont conservé une partie du marbre en encadrant la cheminée de bois et d’acier inoxydable, la rajeunissant tout en conservant l’essentiel de ce matériau noble.

  • Avant les rénovations de 2019, la salle à manger était séparée de la cuisine par une cloison qui se déployait jusqu’au plafond. L’arche qui y était rattachée a également été retirée, laissant une ouverture permettant de prolonger le regard vers les trois pièces du rez-de-chaussée. Pour définir les espaces entre le salon et la cuisine, les propriétaires ont plutôt opté pour une armoire vitrée fabriquée sur mesure et s’ouvrant des deux côtés.

    PHOTO DOMINICK GRAVEL, LA PRESSE

    Avant les rénovations de 2019, la salle à manger était séparée de la cuisine par une cloison qui se déployait jusqu’au plafond. L’arche qui y était rattachée a également été retirée, laissant une ouverture permettant de prolonger le regard vers les trois pièces du rez-de-chaussée. Pour définir les espaces entre le salon et la cuisine, les propriétaires ont plutôt opté pour une armoire vitrée fabriquée sur mesure et s’ouvrant des deux côtés.

  • La cuisine a été refaite en 2019. Tout a été changé, du sol au plafond. On a opté pour un look semi-industriel adouci par la présence du bois. Il y a énormément de rangements dans cette pièce, à des endroits qu’on ne soupçonne même pas à première vue ! Certains des anciens cabinets et électroménagers ont trouvé une nouvelle place dans une pièce adjacente permettant de déposer les surplus d’épicerie.

    PHOTO DOMINICK GRAVEL, LA PRESSE

    La cuisine a été refaite en 2019. Tout a été changé, du sol au plafond. On a opté pour un look semi-industriel adouci par la présence du bois. Il y a énormément de rangements dans cette pièce, à des endroits qu’on ne soupçonne même pas à première vue ! Certains des anciens cabinets et électroménagers ont trouvé une nouvelle place dans une pièce adjacente permettant de déposer les surplus d’épicerie.

  • Avec la cuisine, c’est la pièce préférée de la famille. Le séjour est doté de grandes fenêtres (orientation sud-est) et d’un foyer vertical norvégien Jøtul à porte en verre incurvée. C’est ici que les propriétaires installent leurs plantes durant la saison froide. Une partie des fenêtres a été changée, dont les trois coulissantes près de la cuisine.

    PHOTO DOMINICK GRAVEL, LA PRESSE

    Avec la cuisine, c’est la pièce préférée de la famille. Le séjour est doté de grandes fenêtres (orientation sud-est) et d’un foyer vertical norvégien Jøtul à porte en verre incurvée. C’est ici que les propriétaires installent leurs plantes durant la saison froide. Une partie des fenêtres a été changée, dont les trois coulissantes près de la cuisine.

  • La piscine est au cœur de la propriété, entourée de trois murs de la maison. On y voit les nombreuses terrasses, la cuisine d’été (à droite), l’étang au loin, etc.

    PHOTO DOMINICK GRAVEL, LA PRESSE

    La piscine est au cœur de la propriété, entourée de trois murs de la maison. On y voit les nombreuses terrasses, la cuisine d’été (à droite), l’étang au loin, etc.

  • Nous avons visité la maison au début du mois quand la nature était encore en dormance. En été, l’étang, au milieu du terrain arrière, est entouré de végétaux. Les arbres a maturité offrent un écran qui encercle la propriété.

    PHOTO DOMINICK GRAVEL, LA PRESSE

    Nous avons visité la maison au début du mois quand la nature était encore en dormance. En été, l’étang, au milieu du terrain arrière, est entouré de végétaux. Les arbres a maturité offrent un écran qui encercle la propriété.

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Rénos en trois temps

Si les dimensions extérieures (on y reviendra) et intérieures leur convenaient, la propriété a tout de même fait l’objet de transformations.

« Nous avons rénové en trois phases. » D’abord, il a fallu moderniser les espaces.

Les matériaux utilisés par les propriétaires précédents étaient de très haute qualité, mais ils avaient fait leur temps. On a hésité avant de les retirer. Finalement, on en a conservé une partie grâce aux astuces de notre designer Marc Chapleau. Il les a intégrés au nouveau look.

Claude Reeves, propriétaire

Dans la première phase, on a procédé à l’actualisation du salon, de la chambre principale et du foyer. Le marbre aux stries rosâtres a gardé sa place dans l’habillement du foyer biface, mais l’a cédée au sol, où il a été remplacé par du chêne qui s’étale maintenant du salon aux chambres.

Dans la deuxième phase, on s’est attaqué au sous-sol, une immense pièce où logent les deux plus jeunes filles de la famille. « Dans l’une des chambres, on a percé un mur aveugle pour faire entrer la lumière naturelle. » Autour de ces pièces se trouve une multitude de portes qui abritent des espaces de rangement. On a arrêté de compter à cinq !

Enfin, durant la troisième phase, à la fin de l’été 2019, le couple a repensé la cuisine et le séjour, devenus les pièces chouchous de la famille. « On a retiré le faux plafond qui surplombait l’espace de travail. L’ouverture en arche a disparu aussi. » L’espace est donc ouvert et éclairé par les ouvertures au haut du plafond cathédrale. On a installé de nouveaux cabinets et des surfaces de travail. Le look semi-industriel est adouci par les teintes et la grande surface en bois du comptoir-lunch. Les nouvelles armoires blanches offrent beaucoup d’espace de rangement.

Quelques fenêtres ont aussi été changées. « Avec l’ajout de ces grandes portes vitrées coulissantes, on a l’impression de s’intégrer à l’extérieur. »

PHOTO FOURNIE PAR LE COURTIER

La forme en U inusitée de la maison permet une cour intérieure où loge la piscine.

La cour

Parlant de l’extérieur, si la maison est grande, la cour bien sûr l’est encore plus. Une piscine creusée a été installée au centre du U que forme la maison. Et il reste assez d’espace pour un vaste étang avec nénuphars, une remise de jardin, le voilier entreposé, de la pelouse, des dizaines de grands arbres, etc. L’espace autour du mur de pierres qui encercle l’étang attend l’arrivée des vivaces et d’autres fleurs d’été. Les arbres à maturité agissent comme écran même si les voisins sont loin. Les autres donnent des fruits.

Il y a même un petit refuge pour les enfants lové dans un arbre. Les terrasses offrent des havres de repos parfaits pour l’apéro ou les repas. Les visiteurs ont l’embarras du choix. C’est ici qu’a eu lieu le mariage d’une des filles où 130 personnes sont venues célébrer le joyeux évènement. « On a un endroit idéal pour recevoir. »

Les propriétaires, des amateurs de ski et d’autres sports, quittent la maison pour se rapprocher des lacs et des montagnes du mont Tremblant. Leur maison trouvera sans doute une nouvelle famille qui appréciera, comme eux, les grands espaces à grenouilles.

Consultez la fiche de la propriété

La propriété en bref

Prix demandé : 2 199 000 $

Année de construction : 1984

20 pièces comprenant 6 chambres, 3 salles de bains, 1 salle d’eau, 2 foyers au bois. Deux thermopompes géothermiques, monte-charge, garage triple.

Superficie du terrain : 40 741 pi⁠2

Évaluation municipale : 907 700 $

Impôt foncier : 5090 $

Taxe scolaire : 878 $

Taxe d’eau : 39 $

Courtiers : Serge Rivet et Hélène Bergevin, Re/Max Crystal S. R.