Des propriétaires nous ouvrent les portes de leur demeure d’exception, offerte sur le marché de la revente.

Valérie Simard Valérie Simard
La Presse

Les anciens duplex convertis en maison unifamiliale sont devenus chose courante dans les quartiers centraux de Montréal. Mais plus rares sont celles qui sont conçues avec un tel souci de fonctionnalité et d’intemporalité.

Les rénovations de cette maison ne datent pas d’hier. Mais, le projet n’a pas pris une ride. C’est en 2008 que François Larose et Marieke Bosch Larose ont fait appel à l’architecte Stéphane Rasselet de la firme d’architecture _naturehumaine (leur ancien voisin) pour transformer en maison unifamiliale le duplex du Plateau-Mont-Royal qu’ils venaient d’acquérir, à quelques pâtés de maisons du condo où ils habitaient. Parents d’une fillette, et prévoyant avoir un autre enfant qui arrivera plus tard, tous deux étaient à la recherche d’espace. « Cette rue-là, Saint-André, on l’avait dans l’œil depuis longtemps, dit François Larose. Dans le secteur immédiat, c’est quand même une des très belles avec des trottoirs larges, des arbres matures. » « Quand on a vu cette maison à vendre, avec la pierre grise de Montréal, et sur un coin en plus, c’est devenu notre projet », ajoute sa conjointe.

Ils souhaitaient alors y aménager trois chambres, un grand vestibule (leur priorité) et beaucoup de rangement. La largeur du bâtiment (21 pi) et sa forme en « L », courante dans les plex du Plateau, présentaient un défi pour l’architecte qui a usé de ruse pour faire paraître l’espace plus grand. La Presse avait d’ailleurs présenté les astuces d’aménagement exploitées dans ce cottage de 1850 pi2, dans un article publié en 2009.

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Parmi elles, il y a la création de perspectives avec la pose de fenêtres au bout des aires de circulation, dans la cuisine notamment, l’installation de puits de lumière à l’étage, le choix de portes pleines hauteur et la décision d’arrêter les cloisons du vestibule à 2 pi du plafond afin de ne pas briser la continuité du plafond qu’on retrouve dans l’aire ouverte du rez-de-chaussée.

Solutions en « L »

Dans la pièce étroite créée par le bâtiment en « L », qui fait seulement 8 pi de large, une cuisine linéaire a été aménagée. À l’extrémité de celle-ci se trouve un coin banquette, où la famille a pris la plupart de ses repas et reçu famille et amis. « Mon père est architecte et c’est une tradition d’avoir un coin banquette, dans nos maisons », souligne la propriétaire. Ce n’est que très récemment, pendant le confinement, qu’une table a été ajoutée dans la salle à manger.

À l’étage, l’étroitesse de cette pièce rendait difficile l’aménagement d’une chambre. Pour contourner le problème, l’architecte a créé un petit aménagement en porte-à-faux, qui permet de gagner un peu d’espace sans empiéter sur la cour. Bien maximisé, l’étage comprend trois chambres, dont une avec pièce-penderie, deux salles de bain et un espace bureau.

Souvent confrontés dans le passé, comme plusieurs Montréalais, à un manque de rangement, les propriétaires ont décidé que ce ne serait pas une lacune de leur maison. Au rez-de-chaussée, un mur entier dissimule des espaces de rangement. On trouve même une petite salle d’eau cachée derrière ces panneaux.

« Je souhaite que la prochaine famille ou le prochain couple qui va s’installer ici va aimer comme nous on a aimé, affirme Marieke. On l’a vraiment fait sur mesure pour nous, mais c’est sûr que ça peut être fonctionnel pour d’autres. »

Avec la nouvelle réalité du télétravail, les enfants devenues adolescentes et les besoins d’entreposage de François, qui travaille en importation de vins, la famille a décidé qu’il était temps de commencer un nouveau chapitre. « On a envie de vivre quelque chose de nouveau, une nouvelle aventure en famille, explique Marieke. On aime beaucoup la maison. On est vraiment bien ici. Mais il y a quelque chose qui nous dit : on est prêts pour quelque chose de nouveau. »

Mais s’ils larguent les amarres, ce n’est pas pour aller bien loin. Pas question pour eux de quitter ce secteur du Plateau qu’ils chérissent tant.

La propriété en bref

Prix demandé : 1 550 000 $
Année de construction : 1900
Superficie du terrain : 184,8 m2
Superficie habitable : 1850 pi2
Évaluation municipale (2020) : 1 120 300 $
Impôt foncier : 8112 $
Taxe scolaire : 996 $
Courtiers : Équipe Labrosse, Via Capitale du Mont-Royal

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