Des propriétaires nous ouvrent les portes de leur demeure d’exception, offerte sur le marché de la revente.

Emmanuelle Mozayan-Verschaeve Emmanuelle Mozayan-Verschaeve
Collaboration spéciale

Sise au 1832-1834, rue Saint-André, dans Ville-Marie, cette bâtisse se distingue notamment grâce à sa façade noire et sa porte jaune, qui ensoleille la rue sans dénaturer son architecture ancienne. Une maison idyllique pour profiter des activités urbaines et extérieures puisqu’elle est couronnée d’une terrasse en plein ciel !

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

Le salon du duplex donne sur la rue. Le module fermé comprend la salle de bains et le walk-in, mais les espaces communs sont ouverts jusqu’au fond, maximisant la luminosité.

Carine Lachance, designer graphique et fondatrice des accessoires de mode québécois Origine, et Pierre-Olivier LeBlanc, agent manufacturier auprès de différents quincailliers canadiens, ont acheté ce bâtiment en 2012. « On habitait à Magog au départ, puis on a eu des offres d’emploi à Montréal, mais on n’était pas certains de vouloir quitter la campagne. On a donc cherché une location et visité beaucoup d’appartements avant d’avoir un coup de cœur pour cet endroit. Il était plus cher que notre budget, mais on l’a choisi quand même parce qu’on a énormément aimé le lieu et son emplacement », raconte la jeune femme. Le couple mettait la barre assez haut, souhaitant jouir des plaisirs de la ville tout en ayant un espace de vie agréable incluant une zone extérieure. « On s’est dit que c’était merveilleux parce qu’il est proche de tout et, quitte à partir de l’Estrie, on voulait vivre vraiment Montréal. Il n’était pas question d’aller en banlieue », précise Pierre-Olivier LeBlanc.

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La zone télé, nichée dans une alcôve, pourrait se transformer en coin bureau.

Après trois ans en location, le couple, conquis par la ville, se met en quête d’un condo à acheter, mais là encore, rien ne lui plaît. Finalement, au hasard d’une jasette avec leur propriétaire, Carine et Pierre-Olivier évoquent leur projet d’achat et le monsieur propose de leur vendre l’ensemble de la bâtisse, incluant donc leur duplex et le rez-de-jardin, où loge un autre locataire. La transaction se fait rapidement et les amoureux profitent pleinement de leur vie de citadins depuis une dizaine d’années.

Lumière transversale

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

Les nouveaux éléments (robinet, évier, dosseret, poignées de porte des armoires) couleur ébène donnent un bon coup de jeune à la cuisine. Le comptoir-lunch épouse le mur côté salle à manger, créant un lien entre les deux pièces.

L’édifice date de la fin du XIXe siècle, mais l’ancien propriétaire avait ajouté une rallonge de 14 pi sur 14 pi sur les trois niveaux à l’arrière de la demeure il y a une vingtaine d’années. S’y trouvent, dans la résidence principale, l’actuelle salle à manger, la chambre à coucher au-dessus, puis la terrasse sur le toit. Carine Lachance et Pierre-Olivier LeBlanc ont, quant à eux, refait la salle de bains, la salle d’eau, la terrasse, la façade et les corniches en veillant à respecter l’origine de la maison. Passionné d’architecture et de rénovation, Pierre-Olivier a fait faire, au moulin à bois Labranche de Potton, des poutres de la même épaisseur que celles d’origine pour compléter le plafond. « Les comptoirs de cuisine et de salles de bains ont aussi été fabriqués au moulin pour répondre au style de la maison et en préserver le cachet », précise-t-il, en ajoutant qu’il voulait conserver le plus de choses possible. C’est le cas des armoires de cuisine de belle qualité, qui ont été sablées, puis réactualisées grâce à de nouvelles poignées. Le bois naturel ou peint en blanc est omniprésent afin d’assurer une atmosphère chaleureuse et intemporelle.

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Le walk-in s’organise dans le prolongement de la salle de bains.

Ils ont aussi optimisé les pieds carrés en créant de nombreux rangements bien intégrés. Hormis la chambre à coucher, tous les espaces sont sur le même niveau et en dehors des portes menant vers l’extérieur. Il n’y a que deux autres portes dans l’appartement : une pour la salle de bains et une pour la salle d’eau.

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La céramique au fini béton et les éléments en bois assurent un style scandinave dans la salle de bains.

C’est complètement à aire ouverte. Il n’y a rien de standard et comme tout est dégagé, la lumière pénètre de part en part.

Pierre-Olivier LeBlanc, copropriétaire de la demeure

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La salle d’eau est conçue dans la même veine que le reste du duplex dans le but de créer un fil conducteur harmonieux.

Chaque zone est facilement interchangeable : un bureau pourrait parfaitement s’organiser dans le salon ou la salle à manger. Cette dernière a d’ailleurs eu longtemps une vocation d’atelier, puisque Carine y installait son équipement de couture. La résidence est idéale pour un couple ou une personne seule, mais aussi pour créer une bigénération avec l’appartement du rez-de-jardin. Elle pourrait même, moyennant quelques travaux, se transformer en unifamiliale.

Retour aux sources

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La salle à manger occupe le premier niveau de l’agrandissement du duplex. Les poutres au plafond et le plancher de bois sont identiques à ceux de la partie ancienne afin de créer un tout. Pratique et discret, un placard situé sous l’escalier offre un beau volume de rangement.

La pandémie a changé les plans du couple, puisque Carine Lachance a perdu son emploi et qu’elle travaille désormais uniquement en tant qu’indépendante à partir de chez elle. De son côté, Pierre-Olivier est souvent sur la route, alors le lieu de son port d’attache ne dépend pas vraiment de son boulot. Ils ont acheté un petit chalet dans les Cantons-de-l’Est qu’ils bichonnent depuis cinq ans les fins de semaine et ils ont décidé de s’y installer à temps plein pour se rapprocher de leur famille. « On est un peu fébriles de partir parce qu’on aimait l’équilibre entre le week-end au chalet et la semaine à Montréal. C’est une ville en pleine effervescence où on voit toutes les nouvelles tendances rapidement et où on trouve tout », dit Carine. Pierre-Olivier confirme qu’ils vont sûrement s’ennuyer de la vie montréalaise : « On avait beaucoup de plaisir ici parce qu’on est près de tout, y compris du Quartier des spectacles, du Vieux-Port et des espaces verts. C’était un peu comme être à l’hôtel au cœur de toutes les activités urbaines sans jamais se soucier d’avoir besoin d’une auto. »

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La chambre du duplex, qui se trouve au-dessus de la salle à manger, permet d’accéder à la terrasse sur le toit.

La propriété en bref

Prix demandé : 824 900 $

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Carine Lachance et Pierre-Olivier LeBlanc ont agrandi et rénové la terrasse. Elle mesure environ 320 pi2 et comprend un long comptoir-lunch. On peut y intégrer un coin salon, une grande table à dîner et profiter de la vue sur les toits colorés et les gratte-ciel que l’on devine entre les arbres matures.

Année de construction : Autour de 1880 (bâtiment d’origine)

Superficie du terrain : 1805 pi2

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L’appartement du rez-de-chaussée bénéficie de la cour arrière, équipée d’une grande terrasse enserrant un arbre majestueux.

Superficie de la propriété : Duplex d’environ 1000 pi2 ; rez-de-chaussée d’environ 800 pi2

Évaluation municipale : 599 100 $

PHOTO TUDOR SPINU, FOURNIE PAR LES PROPRIÉTAIRES

Le salon du rez-de-chaussée. Actuellement en location, cet appartement comprend deux chambres.

Taxes municipales : 4451 $

Taxe scolaire : 563 $

PHOTO TUDOR SPINU, FOURNIE PAR LES PROPRIÉTAIRES

La cuisine de l’appartement du rez-de-chaussée

Descriptif : Dans le Village, propriété située près de tous les services. Rez-de-chaussée : appartement de deux chambres loué avec une grande cour. Logement du dessus sur deux étages entièrement rénové, plafond cathédrale entre 11 et 12 pi au salon. Grande terrasse sur le toit.

Courtier immobilier : Martin Doiron, Re/Max

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