Créer un agrandissement polyvalent, acquérir des jumelés communicants ou déménager pour se rapprocher de sa famille peuvent s’avérer des choix gagnants à tous points de vue.

Emmanuelle Mozayan-Verschaeve Emmanuelle Mozayan-Verschaeve
Collaboration spéciale

Emmanuelle Beaudet, courtière immobilière chez Sutton, a visité la propriété de Jacinthe Leroux et Victor Perez où habite maintenant la mère de celle-ci, Claudette Champagne (voir écran précédent). « L’agrandissement est très intelligent, car l’espace est versatile. Pour le moment, il donne une indépendance à la maman de Jacinthe puisqu’elle a son propre accès sur l’extérieur, mais il pourrait avoir une autre vocation. En tenant compte du secteur où elle se trouve [Saint-Bruno-de-Montarville] et du type de propriété, la valeur marchande de la maison pourrait être augmentée d’environ 75 000 $ grâce à cet ajout. » Le gain par rapport à l’investissement de 35 000 $ s’avérerait donc très fructueux.

Mme Beaudet informe qu’il est important que la maison principale demeure l’intérêt majeur, le plus grand, le plus luxueux, et que la rallonge soit en harmonie avec le bâtiment d’origine, parce qu’il faut garder un équilibre entre les espaces. La luminosité est aussi un gros atout.

« On a tous eu peur de voir nos parents en danger dans les CHSLD, dit Emmanuelle Beaudet, qui remarque que beaucoup de Montréalais du centre-ville souhaitent s’installer sur la Rive-Sud ou dans la couronne nord. Je pense que c’est un mouvement qui va s’accentuer. »

Le confinement a été difficile pour beaucoup et les gens ont besoin de plus de place ; ils veulent ramener la famille plus près et organiser l’espace de façon plus adaptée, mais il y a peu de propriétés actuelles sur le marché qui ont été conçues pour l’intergénérationnel.

Emmanuelle Beaudet

« Les gens cherchent donc une maison où il est possible d’agrandir, ou encore des jumelés préservant l’indépendance de chacun, mais incluant une connexion entre les deux bâtisses pour faciliter l’accès au besoin », ajoute Mme Beaudet.

Pouvoir aider les siens

Tout le monde n’est pas prêt à un partage total. Cependant, certaines personnes cherchent à se rapprocher de la famille en se regroupant dans un même secteur. C’est le cas de Rose-Marie Jetté et d’Hubert Ricard, qui ont décidé de vendre leur grande maison située à Orford, dans les Cantons-de-l’Est, pour aller s’installer à Sainte-Julie, en Montérégie.

« On déménage pour être plus près de nos petits-enfants et parce que la plus vieille de nos petites-filles a commencé l’école. Avant, ma fille venait passer de longs week-ends chez nous, mais maintenant, avec l’école le vendredi et le lundi, c’est exclu. La pandémie a encore plus compliqué les choses et la distance nous a marqués ; c’est très important pour nous de nous rapprocher d’eux. Ça va rendre les choses plus faciles pour garder les enfants au besoin. Notre projet de vie était de résider à la campagne pendant plusieurs années dans une maison où il y avait suffisamment de chambres pour recevoir la famille, mais c’est devenu différent. La distance est un facteur important à notre âge. On va donc limiter les trajets », explique Mme Jetté.