Des propriétaires nous ouvrent les portes de leur demeure d’exception, offerte sur le marché de la revente.

Danielle Bonneau Danielle Bonneau
La Presse

En arrivant chez Lucie Thibault, il est impossible d’ignorer le son de la rivière Jean-Venne, qui borde son terrain. Coulant plus bas, on l’entend bien distinctement avant de la découvrir. C’est elle d’ailleurs qui a charmé la propriétaire, il y a 16 ans, et l’a amenée à signer une promesse d’achat presque tout de suite après l’avoir aperçue.

« Cela a toujours été un rêve d’aller à la campagne, révèle-t-elle. J’ai eu un coup de foudre. »

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

Lucie Thibault a réalisé un rêve quand elle a acheté une maison à Chertsey, il y a 16 ans. Celle-ci est devenue son havre de paix.

La maison, construite en 1887 à Chertsey, est devenue un havre de paix. Celle-ci est située à l’intersection du chemin Michel et de la rue Rochon (du nom d’une famille qui a longtemps habité dans la demeure ancienne). Mais c’est le calme qui prévaut. À l’arrière, Mme Thibault a rapidement ajouté une terrasse de bois traité afin de profiter de la nature environnante.

Son plus grand plaisir ? Admirer les chevreuils qui s’aventurent sur son vaste terrain totalisant 56 026 pi2 (un acre et demi). Elle les nourrit l’hiver et les voit s’approcher pour manger ce qu’elle a pris soin de leur laisser.

« À cause de mon métier, qui est très stressant, j’ai besoin d’un endroit pour me ressourcer et faire le vide, explique la décoratrice en cinéma. J’ai apporté beaucoup de changements à la maison. Il est temps de laisser quelqu’un d’autre en profiter, avant que je ne puisse plus m’en occuper. »

L’habitation de deux niveaux, peinte en blanc à l’intérieur, était jadis divisée en deux. La petite école du village se trouvait d’un côté, tandis qu’une famille avec 10 enfants vivait dans l’autre section. Il paraît que les parents, deux cousins germains, ont eu 10 filles, dont 8 étaient sourdes-muettes. Il est difficile d’imaginer où tout ce monde pouvait dormir, à l’étage, où se trouvent aujourd’hui quatre pièces (un atelier et trois chambres). La plus spacieuse était autrefois celle de l’institutrice, qui couchait sur place, précise Mme Thibault.

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La petite école du village occupait jadis ce côté de la maison. La pièce aux lattes de bois étroites est devenue un salon confortable avec un foyer à bois à combustion lente.

Au-dessous, dans ce qui est devenu un salon très confortable, chauffé avec un foyer à bois à combustion lente, les lattes de bois sont plus étroites.

Dans un coin, on peut voir sur le plancher les marques laissées par la truie de l’ancienne école.

Lucie Thibault

Une petite réno bienvenue

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La salle à manger est ouverte sur le salon. À travers la grande fenêtre, Lucie Thibault admire les chevreuils qu’elle nourrit pendant l’hiver.

Dans un esprit d’échange et d’entraide, elle a profité de l’expertise et de la bonne volonté de parents et d’amis pour donner à sa maison son aspect actuel. Elle se rappelle qui a enlevé le stucco de tel plafond ou peint tels murs. Son beau-frère ébéniste, par ailleurs, a réalisé la table qui donne beaucoup de cachet à la cuisine. Un banc rescapé de la série télévisée Nos étés, diffusée à TVA de 2005 à 2008, coupé en deux, l’accompagne.

Lucie Thibault a du flair pour la décoration et cela paraît. Elle a mis en valeur planchers, murs et plafonds de bois. Elle a aussi incorporé certains éléments de décors de films d’époque, qu’elle a initialement choisis puis achetés lorsqu’ils n’ont plus été requis.

« C’est un musée ici, reconnaît-elle. C’est mon univers. »

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La cuisine a été entièrement refaite. Près de la fenêtre, la table réalisée par le beau-frère de Lucie Thibault, qui est ébéniste, et le banc scié en deux, rescapé du décor de la série télévisée Nos étés, s’intègrent dans la pièce.

Cela ne l’empêche pas d’avoir accès à tout le confort de la vie moderne : une salle de lavage bien aménagée avec du rangement et une cuisine hyper pratique signée IKEA.

La lumière entre à flots à travers les grandes fenêtres. Les nuits rafraîchissent. Mme Thibault prend plaisir à recommencer à faire des feux dans le foyer. Elle sera heureuse de passer le flambeau. En attendant, elle profite de chaque moment.

La propriété en bref

Prix demandé : 269 900 $

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À l’arrière, Lucie Thibault a ajouté une terrasse de bois traité afin de profiter de la nature environnante.

Année de construction : 1887

Superficie de la maison : 1141,63 pi2 (34,7 pi de largeur sur 32,9 pi de profondeur)

Superficie du terrain : 56 026 pi2

Évaluation municipale : 180 600 $

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À l’étage, la mezzanine est baignée de lumière. Il s’y trouve aussi trois chambres et une quatrième pièce, que Mme Thibault a transformée en atelier.

Description : La maison de deux niveaux, située au 850, rue Rochon, à Chertsey, a été construite en 1887. Un hall d’entrée, un salon, une cuisine, une salle à manger, une salle de bains et une salle de lavage se trouvent au rez-de-chaussée. Il y a quatre chambres et une mezzanine à l’étage. La demeure se trouve sur un immense terrain, dont une bonne partie est boisée. Celui-ci est bordé par une rivière.

Impôt foncier : 1890 $

Taxe scolaire : 338 $

Courtière immobilière : Lise Barbe, Via Capitale

Consultez la fiche de la propriété : https://www.centris.ca/fr/maison~a-vendre~chertsey/13731107