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Cotes des constructeurs: pour que les meilleurs se démarquent

Les entreprises qui construisent une maison unifamiliale, jumelée... (PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE)

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Les entreprises qui construisent une maison unifamiliale, jumelée ou en rangée ou un bâtiment en copropriété d'au plus quatre étages doivent obligatoirement être accréditées par l'organisme GCR. On pourra connaître leur cote technique et leur cote de satisfaction dès le 6 juin.

PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE

À partir du 6 juin, ceux qui veulent acheter une maison neuve ou un condo dans un bâtiment neuf d'un maximum de quatre étages pourront baser leur décision sur autre chose que le prix ou la réputation du constructeur. Ils pourront connaître la cote technique et la cote de satisfaction attribuées à chacun des entrepreneurs accrédités par Garantie de construction résidentielle (GCR).

« Nous sommes une jeune organisation, explique François-William Simard, vice-président aux communications de l'organisme Garantie de construction résidentielle, chargé d'améliorer la qualité de la construction résidentielle. Après quatre ans, nous considérons que les cotes accordées sont fiables et reposent sur un historique suffisant. Nous croyons qu'en les dévoilant, les entrepreneurs qui ont d'excellentes cotes voudront les maintenir et ceux qui en ont de moins bonnes chercheront à les améliorer. Cela va changer la donne. »

En 2017 et 2018, 15 145 habitations ont été inspectées pendant leur construction, indique M. Simard. L'organisme prévoit mener de 8000 à 8500 inspections cette année.

« Les inspections se font en fonction du code de construction respecté par la municipalité où sont bâties les habitations, précise le porte-parole de l'organisme, qui prône l'application du même code dans toute la province. Quand aucun code n'est en vigueur, comme à Mirabel, Mascouche et Saint-Hyacinthe, c'est le Code national du bâtiment 1985 qui sert de référence. »

Les cotes s'échelonnent de AA à D. En ce qui concerne la cote technique, en ne tenant compte que des entreprises actives, qui ont construit au moins trois logements au cours des trois dernières années, 28 % des entreprises détiennent une cote AA, 40 % affichent une cote A, 21 % possèdent une cote B, 10 % ont une cote C et 1 %, une cote D.

« La majorité des entrepreneurs construit en conformité avec les règlements. Les compagnies qui obtiennent une cote technique AA vont au-delà du code de construction. C'est le cas, par exemple, de celles qui visent une certification LEED ou Novoclimat, qui isolent la fondation par l'extérieur ou qui obtiennent un indice de transmission du son d'au moins 58 au lieu de 50. »

Il y a 18 pratiques d'excellence. Deux points sont accordés pour chacune d'elles, jusqu'à concurrence de 10 points.

La cote de satisfaction, quant à elle, est basée sur le nombre de réclamations par rapport au nombre d'habitations enregistrées, de même que sur le suivi fait lors d'une réclamation. Une entreprise avec 91 points et plus (sur 100) obtient une cote AA. Les cotes sont réévaluées chaque année.

Décision éclairée

« Il est important que les consommateurs sur le point de faire un achat aussi important que celui d'une habitation puissent prendre une décision éclairée, souligne Jan Towarnicki, président du Regroupement des gestionnaires et copropriétaires du Québec (RGCQ). Quand on loue une chambre d'hôtel ou réserve dans un restaurant, le nombre d'étoiles guide la réflexion. En rendant publiques la cote technique et la cote de satisfaction, les acheteurs sauront mieux avec qui ils font affaire. Le plan de garantie obligatoire devrait par contre s'étendre à tous les immeubles résidentiels neufs, grands et petits, poursuit-il. Les acheteurs d'une unité dans une tour ne profitent pas du même système de protection. Nous croyons qu'il est important de l'élargir. »

En vertu du Règlement sur le plan de garantie des bâtiments résidentiels neufs, GCR accrédite obligatoirement toute entreprise qui bâtit une maison unifamiliale, jumelée ou en rangée, ou un bâtiment en copropriété d'au plus quatre étages. Pour les bâtiments résidentiels plus hauts, les protections sont optionnelles ou inexistantes.

« La protection n'est pas la même pour tous les consommateurs au Québec, confirme M. Simard. Si un changement réglementaire se produit, cela nous fera plaisir d'étendre nos activités. Nous sommes en train de démontrer que notre approche, basée sur la prévention, la gestion du risque et la surveillance des chantiers, fonctionne. Elle pourrait être gagnante pour l'ensemble des bâtiments résidentiels neufs au Québec. »

https://www.garantiegcr.com/fr/




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