Vendre la propriété d'une vedette accroît la curiosité du public et le travail des courtiers. Mais accompagner une personnalité connue dans l'achat d'une demeure peut également devenir une tâche bien spéciale.

Mis à jour le 28 sept. 2016
Samuel Larochelle LA PRESSE

Dans la tête de bien des gens, qui dit vedettariat dit richesse. Une perception qui peut compliquer le travail des courtiers. «Les vendeurs s'attendent à ce qu'on négocie moins, car on représente des gens en moyens, confirme Joseph Montanaro, de Sotheby's.

«Je négocie toujours, c'est ma spécialité. Et tous mes clients aiment que je le fasse, même les vedettes.»

Dans une telle situation, Georges Bardagi, de Re/Max, s'assure de ramener la concentration des gens sur la valeur marchande. «Au fond, les acheteurs pensent toujours que le prix est trop élevé et les vendeurs croient toujours qu'on ne demande pas assez. Mais ce n'est pas parce que mon client est une vedette multimillionnaire qu'il va acheter une maison le double du prix. Les gens ne sont pas stupides. Ils prennent nos conseils et on étudie les comparables ensemble.»

Afin de protéger l'identité de ses clients célèbres, M. Montanaro fait même signer des contrats de non-divulgation. «On ne veut pas que tout le monde sache que telle vedette cherche une maison et dans telle gamme de prix», dit-il.

Évidemment, les voisins vont finir par savoir qui vient d'acheter, mais la discrétion prime lors du processus d'achat. «On ne cache jamais qui visite une propriété, mais comme dans toute vente, je demande toujours aux vendeurs de ne pas être présents, pour que l'acheteur potentiel que je représente se sente plus à l'aise», affirme le courtier chez Sotheby's.