Après une pause de deux ans de maison à visiter, c'est un chalet somptueux de style contemporain, mais rattaché à notre passé par sa réunion de poteaux et poutres de bois et son étroite interaction par la forme et par le verre avec le commun de nos paysages de lacs et montagnes, qu'on pourra voir, cette année, à Expo Québec.

Gilles Angers LE SOLEIL

«Nul ne le gagnera, mais chacun pourra s'imprégner de sa beauté et de sa facture tout en faisant provision d'idées. Objectif : faire vivre une expérience exaltante aux visiteurs d'Expo Québec», précise Mireille Tremblay, présidente de Promotions Balthazar de Québec, entreprise chargée, par la Fondation Nidaki de Lévis, de sa mise en place et de son émancipation.

La Fondation Nidaki est une créature de l'entreprise de construction éponyme de Lévis. Elle a pour but de soutenir les ados qui ont le mal de vivre ou qui sont laissés pour compte aussi bien que les plus jeunes qui, par exemple, «entrent chez eux le soir, après l'école, et n'y trouvent ni parents ni de quoi manger».

En filigrane de la maison, élevée à ExpoCité sous le nom et concept Expo Réno, il y a la Fondation, bien sûr. Mais aussi le tirage d'une rénovation (salle de bains, cuisine ou mise en place d'un cinéma maison) de 100 000 $ dans la maison qu'on aime et dans le quartier qu'on veut continuer d'habiter. Les bénéfices de la vente des billets iront grossir le trésor de la Fondation, toute récente encore.

D'un autre côté, continue Mme Tremblay, les visiteurs seront subtilement provoqués. En effet, à chaque pièce du chalet, on opposera l'image d'une pièce «identique» à rénover d'un bungalow. Cela, suivant la dualité «avant/après».

«Chacun d'évidence se reconnaîtra. Il verra, au coup d'oeil, de quelle manière et avec quels accessoires on passe de l'usé et de l'ancien au neuf et à la page», dit Audrey Vaillancourt, aspirante bachelière en architecture et chargée de projet au service de la société d'architectes DG3A de Québec (Sillery). Société qui, au reste, est conceptrice du chalet, lequel est d'une valeur de 450 000 $.

«Mur» de verre

Le corps principal de l'immeuble, virtuellement orienté sud, s'apparente à une scène extérieure de spectacles avec toit en «chien-assis». Sous un large débord de 46 po descend un mur de carreaux de verre à meneaux d'aluminium, enchâssés de robustes poteaux et poutres de bois, qui semble capturer le paysage. De sorte qu'on se croit dehors, dedans.

«Cette partie vitrée réduit les limites entre l'intérieur et l'extérieur et crée ainsi un plan visuel continu», peut-on lire dans un communiqué transmis au Soleil. Cependant que sa «grande hauteur» s'accorde avec la verticalité de la forêt.

Occultation

Le débord, précise Mme Vaillancourt, au-delà de l'esthétisme, prend part au système d'occultation du rayonnement solaire d'été. Il empêche les rayons de darder le verre alors que, durant cette saison, le soleil est haut dans le ciel.

D'un autre côté, les fenêtres et les deux portes-terrasses - l'une coïncidant avec la salle à manger, l'autre avec le salon - s'ouvrent pour éviter la surchauffe. Sans compter l'apport de stores.

En revanche, l'hiver, le soleil est bas. Ses rayons frappent le «mur» de verre, augmentent le confort et contribuent au chauffage de la maison.

Les fenêtres nombreuses en aluminium peintes «chocolat» avec bois contrecollé, à l'intérieur, sont à double verre énergétique. «Elles sont très performantes et durables», jure Mme Vaillancourt.

Acheteur

Si la maison, qui sera déconstruite après Expo Québec - qui débute le 18 août et prend fin le 29 - n'est pas attribuée par tirage, elle peut être acquise par tout particulier. Déjà, elle lui est offerte sur DuProprio.com

L'acheteur pourrait préférer, au nord, des fenêtres «triple verre énergétique», leur rendement thermique étant très élevé.

«Il pourra opter aussi pour un sous-sol conventionnel, avec la possibilité, ce faisant, de créer un étage si le terrain est pentu. Ou simplement une chape de béton isolée sur sol avec chauffage radiant», suppose Mme Vaillancourt. Bref, l'acheteur pourra accorder le chalet à ses nécessités.