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La plinthe électrique reste le choix économique

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Chauffage et économie d'énergie

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Chauffage et économie d'énergie

Avec l'arrivée de la saison froide, plusieurs propriétaires cherchent de nouveaux moyens d'économiser de l'énergie. En voici quelques-uns. »

Raymond Bernatchez
La Presse

Cependant, s'ils tiennent à climatiser et disposent d'une bonne mise de fonds, l'offre de Gaz Métropolitain devient la plus alléchante. Une lumineuse analyse signée Philippe Doyon, publiée en 2002 dans le bulletin Question d'énergie du ministère des Ressources naturelles du Québec, avait alors permis d'établir hors de tout doute la préséance du chauffage électrique par plinthes lorsque le seul facteur coût était pris en compte.

L'étude n'a malheureusement pas été mise à jour pour 2002 et 2003. Vérifications faites, rien ne semble encore déclasser -en termes de rapport qualité/prix- une installation sans conduits constituée de plinthes électriques et de convecteurs verticaux commandés par des thermostats de haute précision.

C'est le faible coût de ces installations qui les rend avantageuses pour les jeunes proprios. Malgré la récente hausse de 3 %, qui se traduit par une augmentation annuelle d'une quarantaine de dollars pour une maison de 1700 pieds carrés dans la région de Montréal, les dépenses liées à l'achat de ces équipements et à leur entretien à long terme ont un impact moindre sur le remboursement hypothécaire et sur le budget mensuel.

Grosso modo, taxes incluses, le coût unitaire moyen d'un kilowattheure d'électricité est de 0,714 cent ; celui d'un mètre cube de gaz naturel (l'équivalent de 10,53 kWh) est de 69,4 cents; celui d'un litre de mazout léger (correspondant à 10,79 kWh) est évalué à environ 0,45 cent à Montréal. Le prix du mazout ne semble-t-il pas nettement moins élevé que celui du gaz et de l'électricité? Pas nécessairement. Si le rendement de votre chaudière est de 60 % ou 80 %, dites-vous que le rendement énergétique de l'électricité est de 100 %.

La même comparaison vaut pour le gaz naturel et contribue à amplifier l'écart de prix entre l'électricité et les énergies fossilifères. La récente mise au point de chaudières au mazout ou au gaz naturel à combustion scellée, générant des rendements de l'ordre de 85 % à 95 %, amenuise ces disparités. Déjà offertes en magasin, elles se transigent par contre à des prix passablement plus élevés que les plinthes électriques.

Des industries en évolution

La combustion scellée constitue un net progrès. Cette technologie ne nécessite pas l'édi1/2cation d'une cheminée pour évacuer les gaz de combustion, qui transitent dorénavant par un simple tuyau d'évent comme une chaudière murale. La combustion scellée ou en circuit fermé rassure les experts, qui craignent les dépressurisations lorsque le fonctionnement des hottes de cuisine et des ventilateurs de salles de bains entre en con3/4it avec celui de la cheminée. Dans de tels cas, des retours de gaz peuvent survenir à l'intérieur et affecter les occupants. Autant de gagné pour les énergies fossiles.

Compte tenu des subventions accordées par Gaz Métropolitain pour l'achat et l'installation de ses équipements - alors qu'il n'y en a peu ou pas pour le mazout -, nous voilà théoriquement déjà en meilleure posture avec le gaz. Mais le prix exigé par vos fournisseurs et vos installateurs est-il vraiment le meilleur, et l'offre est-elle réellement celle qui vous convient le mieux? La possibilité de jumeler deux sources d'énergie (électricité combinée avec le mazout ou le gaz naturel) ne doit pas être écartée.

L'électricité est alors usuellement utilisée à 80 %. L'énergie d'appoint intervient en renfort par temps très froids. Le coût d'installation est plus élevé, mais peut être rentabilisé à moyen et long terme en choisissant un partenaire peu gourmand. Hydro-Québec est déjà, en tant qu'actionnaire, un très gros partenaire de Gaz Métropolitain. Votre consommation de gaz ne constitue pas une perte sèche pour elle, et la soulage même durant les grands froids d'hiver. La bataille n'est pas des plus féroces dans le contexte actuel.

Ne cessez pas pour autant de vous intéresser au mazout, malgré le baril d'un autre âge et par trop encombrant. Tant que les autos roulent massivement à l'essence, le mazout, un dérivé d'essence, abonde. L'abondance favorise, théoriquement toujours, la baisse des prix. Si l'industrie parvient à se policer, à fractionner ses molécules et à diminuer substantiellement ses gaz à effets de serre, la voiture à hydrogène n'encombrera pas l'Amérique du Nord demain. Dans le cas contraire, il y aura moins de pompes à essence et donc moins de mazout. Devenu plus rare, le produit sera plus cher. Les paris sont ouverts, faites vos jeux.

Dès que la climatisation entre en jeu, la balance peut fort bien pencher en faveur de l'énergie gazière si l'argent ne constitue pas un obstacle à l'achat d'un système central à air pulsé, doté d'un ventilateur récupérateur de chaleur et d'un bon système de filtration. Toute la machine et ses périphériques sont particulièrement séduisants. L'efficacité de cuisson est louangée, les foyers sont esthétiques et fonctionnels. Il est même possible de chauffer, ventiler et climatiser un condo à partir d'un seul foyer.

Les adaptations sont légion au jardin. À partir d'une chaudière indépendante, nous pouvons vivre confortablement dans un vaste espace lors de pannes majeures. Bref, les entreprises gazières n'ont pas chômé pour améliorer leurs propositions, et méritent ainsi une attention particulière.

 




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