Membre de la Société des orchidophiles de Montréal, Normand Corbeil possède une longue expérience dans ce domaine.

Pierre Gingras
Pierre Gingras LA PRESSE

À la suite de la chronique publiée sur les orchidées vandas en octobre dernier, j'insistais sur la complexité de faire pousser cette espèce magnifique habituellement cultivée sans sol, c'est à dire toute nue, les racines à l'air. Selon cet expert, les vandas peuvent se cultiver assez facilement. «J'ignore encore pourquoi on insiste tant à vouloir cultiver les vandas sans milieu de culture, écrit-il. Comme d'autres, j'ai réglé ce problème depuis plusieurs années. Je les installe dans un mélange de mousse de sphaigne et de la perlite grossière (rapport 60% et 40%). Le fond du pot à orchidées (en grès) est couvert de brisures de styromousse sur environ 4 cm d'épaisseur. Ainsi, je ne dois arroser qu'une fois ou deux par semaine et non pas chaque jour lorsque les racines de la plante sont dénudées.»

M. Corbeil fertilise une fois par semaine. Comme les phalaénopsis, les écarts de température favorisent la floraison et une bonne humidité ambiante assure la santé du plant. On dépose l'orchidée dans son pot sans enlever le petit panier de plastique afin d'éviter des blessures aux racines. «Je procède ainsi depuis fort longtemps et la plupart de mes vandas fleurissent deux fois par année», insiste-t-il.

Rappelons que les vandas sont souvent vendues dans les grandes surfaces et qu'elles produisent habituellement des fleurs bleues ou dans des tons de violet.