Si le commerce de l'ail des bois est interdit depuis plusieurs années au Québec, plusieurs «braconniers» poursuivent leur cueillette illégale, notamment en vue d'exporter des bulbes aux États-Unis. Au printemps dernier, par exemple, pas moins de 37 400 bulbes ont été saisis par les agents de conservation, ce qui s'ajoute aux 855 700 interceptés de 1996 à 2007. Heureusement, au cours des récentes années, 369 000 racines saisies ont été confiées à des amateurs qui les ont transplantées. Une expérience couronnée de succès, le taux de survie dépassant les 50%, explique Andrée Nault, responsable du programme Sem'Ail, au Biodôme de Montréal.

Pierre Gingras
Pierre Gingras LA PRESSE

Si le commerce de l'ail des bois est interdit depuis plusieurs années au Québec, plusieurs «braconniers» poursuivent leur cueillette illégale, notamment en vue d'exporter des bulbes aux États-Unis. Au printemps dernier, par exemple, pas moins de 37 400 bulbes ont été saisis par les agents de conservation, ce qui s'ajoute aux 855 700 interceptés de 1996 à 2007. Heureusement, au cours des récentes années, 369 000 racines saisies ont été confiées à des amateurs qui les ont transplantées. Une expérience couronnée de succès, le taux de survie dépassant les 50%, explique Andrée Nault, responsable du programme Sem'Ail, au Biodôme de Montréal.

 Créé en 2000, Sem'Ail avait pour but de distribuer des semences d'ail des bois dans certaines régions du Québec où la plante était menacée par la cueillette excessive. Autour d'un million de graines ont été plantées durant les quatre années de l'opération. Selon les derniers relevés, l'espèce a été rétablie dans 80% des sites choisis pour y faire des semis, un grand succès.

Par ailleurs, il est toujours possible de cultiver de l'ail des bois chez vous, si les conditions du milieu s'y prêtent évidemment. On peut se procurer des semences chez Gardens North, une maison réputée située en banlieue d'Ottawa (www.gardensnorth.com). Mais impossible d'obtenir des plants à moins de les cueillir vous-mêmes en milieu naturel. Vous avez droit de transplanter 50 plants par année. Si je me fie à mon expérience, la plante est relativement peu exigeante et la transplantation est facile à réussir. Chez moi, j'ai même des plants qui ont fleuri et donné des graines.

 Vous pouvez obtenir des renseignements sur les semis ou encore la meilleure méthode de transplantation en consultant le site internet du Biodôme de Montréal. Pour en savoir plus: www2.ville.montreal.qc.ca/biodome; cliquer sur l'onglet conservation.

 

Photo Bernard Brault, La Presse

Fleur d'ail des bois.