Étrange univers que celui des orchidées. Et la photo que je vous présente aujourd'hui le démontre une fois de plus. Il s'agit du bulbophyllum «Elizabeth Ann», un hybride cultivé depuis deux ans par Pierre Rainville, un orchidophile amateur de Montréal (il est technicien de son à l'émission radiophonique C'est bien meilleur le matin) et qui vient tout juste de fleurir. D'une hauteur d'environ 30 cm, la hampe florale est dotée de huit fleurs d'une quinzaine de centimètres de longueur.

Mis à jour le 13 févr. 2009
Pierre Gingras
Pierre Gingras LA PRESSE

Étrange univers que celui des orchidées. Et la photo que je vous présente aujourd'hui le démontre une fois de plus. Il s'agit du bulbophyllum «Elizabeth Ann», un hybride cultivé depuis deux ans par Pierre Rainville, un orchidophile amateur de Montréal (il est technicien de son à l'émission radiophonique C'est bien meilleur le matin) et qui vient tout juste de fleurir. D'une hauteur d'environ 30 cm, la hampe florale est dotée de huit fleurs d'une quinzaine de centimètres de longueur.

 Les bulbophyllum sont d'origine tropicale et comptent un peu plus de 1000 espèces, ce qui en fait le plus important groupe d'orchidées. Leurs formes sont très diversifiées et certaines fleurs dégagent une odeur nauséabonde, sinon épouvantable. D'autres sont si petites qu'elles poussent sur les feuilles des autres plantes, et il faut une loupe pour les observer.

 Cultivé dans un terreau grossier et peu abondant, le plant de M. Rainville a mis cinq à six semaines pour s'épanouir. Mais la floraison telle qu'on la voit sur le cliché n'a duré que 10 jours, une longévité normale même si elle peut atteindre un mois chez certains autres cultivars. Cette timidité naturelle, si on peut dire, explique pourquoi il est très difficile de trouver la plante sur le marché, sauf dans les expositions d'orchidées.