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Comment aider son gazon à verdir?

Au printemps, comme la pelouse est en période... (Photo Digital/Thinkstock)

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Au printemps, comme la pelouse est en période de croissance, c'est un bon moment pour la fertiliser.

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On l'aime vert, bien fourni et invitant. Pour plusieurs, le gazon est une herbe fine qui doit se cultiver avec la plus grande attention. Mais en avril, elle a bien mauvaise mine. Si la nature reprend le dessus à son rythme, on peut tout de même, dès la fonte des neiges, lui donner un coup de main pour accélérer le retour d'une belle pelouse.

Ce n'est pas la neige qui fait la vie dure au gazon, au contraire, elle le protège. «Un bon couvert de neige, tout l'hiver, c'est la meilleure façon de protéger les graminées qui composent la pelouse», explique Jean-Pierre Parent, préposé aux renseignements horticoles du Jardin botanique de Montréal.

À la fonte des neiges, il faut situer les mares d'eau sur le terrain: «Des maladies fongiques peuvent se développer dans l'eau stagnante. Si, chaque année, l'eau s'accumule au même endroit au printemps, il faut voir à rétablir le bon niveau du terrain et corriger le problème de drainage», prévient M. Parent.

D'ailleurs, il faut éviter de marcher sur un terrain humide. Si la pelouse n'est pas complètement asséchée, on risque de compacter le sol et d'étouffer les racines.

Premiers pas pour un beau gazon

Pour aider son gazon, on le nettoie vigoureusement à l'aide d'un râteau ou d'une brosse mécanisée s'il s'agit d'une grande surface. On retire ainsi les débris et les feuilles qui recouvrent le sol.

Le très simple test du crayon permet ensuite de déterminer s'il faut aérer ou non le terrain cette année. S'il est difficile de planter le crayon dans le sol, c'est signe qu'il faut le faire. «Une terre argileuse devrait être aérée chaque année ou tous les deux ans. Une terre sablonneuse requiert le même traitement tous les deux ou trois ans», explique le spécialiste du Jardin botanique de Montréal. Un appareil appelé aérateur de gazon perce des trous dans le sol et en retire des carottes de terre. C'est ce qui favorise l'entrée d'oxygène au niveau des racines. La location pour une journée frôle habituellement la centaine de dollars. Pour économiser, quelques voisins peuvent partager les frais.

La peur des mauvaises herbes

La solution miracle pour limiter la propagation des mauvaises herbes n'existe peut-être pas, mais le printemps est un excellent moment pour leur rendre la vie plus difficile. «Il faut remplir les espaces libres le plus rapidement possible pour éviter qu'elles s'installent», recommande M. Parent. Plus le gazon est dense, moins les herbes indésirables auront de l'espace pour proliférer.

Les prochaines étapes du ménage du printemps consistent à terreauter et à sursemer, justement dans le but de remplir les zones clairsemées. On épand un peu de compost ou de terreau, à peine un centimètre. Celui-ci vient nourrir les microorganismes du sol et en améliore sa structure. Le compost, sur lequel sont dispersées les semences, facilite la germination des nouvelles graines.

Au printemps, comme la pelouse est en période de croissance, c'est un bon moment pour la fertiliser. L'engrais que l'on ajoute procure au gazon les éléments nutritifs dont il a besoin pour retrouver sa vigueur.

Faire les bons choix

«La sélection de la semence doit se faire en fonction des conditions du terrain, notamment en ce qui concerne l'ensoleillement. La plupart des graines vendues dans les jardineries et les grandes surfaces sont en fait des mélanges de plusieurs espèces de graminées qui pourront mieux s'adapter aux différentes conditions du terrain: la bonne espèce prendra le dessus au bon endroit», promet Guillaume Grégoire, agronome et analyste technique et scientifique à la Fédération interdisciplinaire de l'horticulture ornementale du Québec.

Quant au choix du fertilisant, M. Grégoire suggère d'utiliser un engrais à dégagement lent «qui doit contenir peu ou pas de phosphore, soit 3% ou moins».

Une pelouse durable

Un gazon n'a pas à être parfait au coup d'oeil pour être en santé. «La pelouse durable remplit pleinement ses fonctions utilitaires et environnementales. Ce concept implique un ensemble de bonnes pratiques pour favoriser la santé de la pelouse: pratiques culturales comme aérer ou sursemer, tonte haute à 8 cm, fertilisation adéquate, etc.», souligne M. Grégoire.

Selon l'agronome, c'est ainsi que l'on obtient une pelouse dense et en santé, exempte de mauvaises herbes, sans avoir recours aux produits chimiques.




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