Le bassin aura autant sa place sur un terrain limité que sur une large superficie. Sa raison d'être sera sans doute différente: il servira pour une bonne part à étouffer les bruits du voisinage. Pas besoin d'une cascade à gros bouillons pour se sentir apaisé. Le clapotement de l'eau fera le travail.

Le bassin aura autant sa place sur un terrain limité que sur une large superficie. Sa raison d'être sera sans doute différente: il servira pour une bonne part à étouffer les bruits du voisinage. Pas besoin d'une cascade à gros bouillons pour se sentir apaisé. Le clapotement de l'eau fera le travail.

 «L'eau fait un contre-bruit au bruit de la ville et des voisins», nous rappelle Marie-Andrée Fortier, fondatrice de Art & Jardins, entreprise lauréate du prix Milan-Havlin 2007, remis par l'Association des paysagistes professionnels du Québec.

 Centre focal du jardin

 Marie-André Fortier raffole des bassins. C'est pratiquement sa marque de commerce. Elle privilégie le bassin classique, rond ou rectangulaire et recouvert de pierres. «Le bassin crée un lieu de vie. On s'y installe souvent autour. En ajoutant un bassin, on ne sacrifie pas le terrain. On occupe l'espace différemment.» Pour l'oeil, le bassin devient le point d'attraction. C'est véritablement le centre focal du jardin. Côté sécurité, à moins de posséder une cour clôturée, il faudra suivre la réglementation afin d'éviter les accidents, notamment en ce qui a trait à la profondeur du bassin.

Selon Mme Fortier, l'entretien du bassin doit se faire régulièrement dès le printemps. Si vous n'êtes pas du genre à travailler au jardin, ce n'est donc pas une bonne idée. Le bassin sera vidé et brossé à l'arrivée des beaux jours, la pompe submersible sera nettoyée aux trois semaines environ. «Régulièrement, on passe pour enlever la charpie qui se dépose sur l'eau. Ce n'est pas énormément de soin mais il faut surveiller», reprend la paysagiste.

 Pierres percées au centre

 Pour une de ses aménagements d'un terrain de maison de ville, Guillaume Boulanger, de Paysagiste Roche, a trouvé une solution de remplacement. Il a percé de grosses pierres de rocaille en leur centre. L'eau ruisselle ainsi sur les pierres, créant une impression de source souterraine. «C'est moins d'entretien qu'un bassin d'eau standard. Ça se remplit avec le système d'irrigation du terrain. Il faut juste retirer la pompe chaque automne et c'est plus sécuritaire qu'un bassin», estime M. Boulanger.

 

Photo fournie par Art & Jardins

Fontaine urbaine cylindrique, recouverte de pierres, à jet parapluie.