Moins on en a, plus on en prend soin ! Pas besoin d’avoir un grand espace extérieur pour le transformer en véritable oasis. C’est ce qu’on retient de notre appel à tous, fait il y a deux semaines, pour recevoir des photos des plus beaux balcons de la province. Résumé des témoignages recueillis, mais aussi trucs et astuces pour tirer le meilleur parti des quelques mètres à notre disposition.

Émilie Côté
Émilie Côté La Presse

Des dizaines de lecteurs ont répondu à l’appel. Ils nous ont fait parvenir des photos de leur balcon qu’ils chérissent tant pendant la période estivale. Ils nous ont aussi fait savoir à quel point ils aimaient le fait d’avoir une « pièce » de plus pendant la saison chaude.

Lynda Dumais parle même de son balcon « pandémique ». « J’en suis bien fière et il m’a apporté beaucoup de réconfort. Je vois la montagne et la murale de Leonard Cohen », souligne celle qui se décrit comme une éternelle « fille de ville » et dont les nombreux bouddhas rappellent ses années vécues en Chine et en Indonésie.

  • De son balcon, Lynda Dumais peut voir le le mont Royal et...

    PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

    De son balcon, Lynda Dumais peut voir le le mont Royal et...

  • ... cette œuvre murale à la mémoire de Leonard Cohen.

    PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

    ... cette œuvre murale à la mémoire de Leonard Cohen.

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Annie Harvey, à Boisbriand, vante la polyvalence de son balcon. « Mon gym à ciel ouvert, mon salon à l’ombre, mon hamac au soleil, mon bureau... », énumère-t-elle.

Nicole Pérusse chérit son « balcon plein d’amour ». « Mon havre de paix », disent Nicole Émard et Marie-Hélène Morin. « Malgré une vue sur un stationnement », précise cette dernière.

« Entendre chanter les oiseaux, les enfants qui jouent dans la ruelle, les échanges entre voisins. Pour moi, c’est le plus beau balcon ! », s’exclame Suzanne Lortie, qui vit rue des Écores, à Montréal.

Quelques balcons de nos lecteurs

  • Le balcon de Nathalie Lévesque dans le quartier Vieux-Limoilou, à Québec

    PHOTO FOURNIE PAR NATHALIE LÉVESQUE

    Le balcon de Nathalie Lévesque dans le quartier Vieux-Limoilou, à Québec

  • Le balcon de Claudia Poulin, qui vit sur le boulevard Saint-Laurent

    PHOTO FOURNIE PAR CLAUDIA POULIN

    Le balcon de Claudia Poulin, qui vit sur le boulevard Saint-Laurent

  • Le balcon de Jean Benoît, qui vit sur le Plateau Mont-Royal

    PHOTO FOURNIE PAR JEAN BENOÎT

    Le balcon de Jean Benoît, qui vit sur le Plateau Mont-Royal

  • Un balcon de Westmount aménagé par la styliste Marie-Claude Desjardins

    PHOTO FOURNIE PAR MARIE-CLAUDE DESJARDINS

    Un balcon de Westmount aménagé par la styliste Marie-Claude Desjardins

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À lire vos courriels, un petit balcon peut procurer un immense bonheur. « Il n’est pas grand, mais j’ai voulu en faire un lieu chaleureux où lire, faire des mots croisés et bientôt y recevoir des amis, un ou deux à la fois. Quel bonheur ! », nous a écrit Ginette Collin, de Saint-Constant.

Danielle Verreault décrit son petit balcon comme une oasis. « Ensoleillé pour le petit déjeuner et tout en fraîcheur pour le souper. Cardinaux, mésanges, merles, tourterelles tristes le survolent. »

PHOTO FOURNIE PAR GISÈLE BOILEAU

L’oasis de Gisèle Boileau

Gisèle Boileau jouit d’une belle vue sur le canal de Lachine et sa piste cyclable. « Mes fleurs sont un plaisir pour la vue, pour l’odorat et pour les abeilles qui viennent butiner. »

Un joli tapis, deux fauteuils et une petite table pour partager un café ou un apéro avec mon amoureux. C’est tout.

Gisèle Boileau

Nathalie Meunier a vécu pendant 23 ans à Repentigny. « J’avais comme voisin arrière la rivière L’Assomption, raconte-t-elle. Après une séparation, j’ai pris la décision de m’installer à Montréal pour permettre à mon garçon de se déplacer plus facilement. » Son balcon est devenu essentiel à sa qualité de vie. « Mon petit coin zen, dit-elle. J’y suis tellement bien. »

Lidia Gill aime son balcon ; ses chats et son chien aussi ! Elle leur a même fait installer un filet anti-oiseaux. « J’habite en face du parc La Fontaine et je suis préposée aux bénéficiaires à l’hôpital Notre-Dame, indique-t-elle. Quand je finis de travailler, j’aime passer à autre chose et me blottir dans un décor chaleureux. »

Un balcon adapté

Avant de faire construire son grand balcon, Dominique Voyer ne pouvait plus aller dehors par ses propres moyens. La femme qui souffre de polyarthrite rhumatoïde était incapable d’enjamber le haut seuil de porte qu’elle avait.

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

Le balcon de Dominique Voyer, adapté à ses besoins

En 2014, à la suggestion de son ergothérapeute, elle a décidé de faire construire un balcon adapté avec un ascenseur qui allait lui permettre de circuler en fauteuil roulant. « C’est au même niveau que la cuisine, donc c’est vraiment une extension de la maison », explique-t-elle.

Mais de la demande de subvention aux plans, puis au chantier, ce fut « un parcours du combattant », dit Dominique Voyer.

Depuis, son balcon (conçu par l’entreprise Rayside Labossière) est précieux dans sa vie. Des tablettes à la bonne hauteur lui permettent de jardiner. « Je suis toujours dehors. Même l’hiver, je viens prendre l’air. »

À chaque balcon son usage

Voici certains balcons qui se distinguent du lot.

Comme en voyage

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

Le balcon de Tatiana Zinga, son « Tiki tiki »

Lors du premier confinement, la comédienne Tatiana Zinga s’est retrouvée avec plein de temps dans son appartement du Mile End. « Au lieu de faire du pain, j’ai décidé d’aménager mon balcon, raconte-t-elle. Et comme je savais que je ne partirais pas en voyage, j’ai décidé de me faire un balcon de vacances. » Elle lui a même donné un nom de circonstances : Tiki tiki. Son balcon a connu beaucoup de succès l’été dernier : des amis prenaient même rendez-vous pour aller y faire un tour ! « J’y ai passé vraiment beaucoup de temps. »

Un cocon d’intimité

PHOTO FOURNIE PAR TÉODORA TZANKOVA

Le cocon de Téodora Tzankova

Pour utiliser un mot populaire depuis un an, un balcon est une façon de se créer une « bulle » extérieure. Et c’est d’autant plus vrai en ville dans des secteurs densément peuplés. Téodora Tzankova vit dans le quartier Centre-Sud de Montréal depuis 13 ans. « Le plus beau quartier de Montréal », lance-t-elle. C’est difficile de croire qu’elle est autant au cœur de l’action quand on voit une photo de son balcon qui donne sur une cour intérieure. « Ce n’est pas luxueux, mais c’est mon petit coin de verdure. C’est mon cocon. » Autant Téodora aime l’intimité de son balcon, autant elle aime entendre ses voisins rire et écouter de la musique. « C’est comme être au restaurant. Et ça me rappelle le mode de vie à l’européenne », dit la Montréalaise d’origine bulgare.

Avec vue

  • Si des balcons sont des sortes de cocons, d’autres nous invitent à regarder au loin, car la vue y est spectaculaire. Yanick Roy a la chance d’habiter dans un penthouse du quartier Sainte-Marie. « Nous avons essayé au maximum d’en faire une oasis, avec beaucoup de plantes. La vue est exceptionnelle. Un parfait endroit pour des spritz et des couchers de soleil tous les soirs. »

    PHOTO FOURNIE PAR YANICK ROY

    Si des balcons sont des sortes de cocons, d’autres nous invitent à regarder au loin, car la vue y est spectaculaire. Yanick Roy a la chance d’habiter dans un penthouse du quartier Sainte-Marie. « Nous avons essayé au maximum d’en faire une oasis, avec beaucoup de plantes. La vue est exceptionnelle. Un parfait endroit pour des spritz et des couchers de soleil tous les soirs. »

  • Ghislaine Guérard demeure sur l’avenue Papineau, tout près du parc La Fontaine. Son balcon lui permet aussi d’admirer le centre-ville et le mont Royal. « Quel plaisir d’avoir cette vue sur notre belle ville ! C’est un enchantement perpétuel », dit-elle.

    PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

    Ghislaine Guérard demeure sur l’avenue Papineau, tout près du parc La Fontaine. Son balcon lui permet aussi d’admirer le centre-ville et le mont Royal. « Quel plaisir d’avoir cette vue sur notre belle ville ! C’est un enchantement perpétuel », dit-elle.

  • Linh Truong habite au dernier étage d’un immeuble situé à l’intersection des rues Saint-Denis et Bélanger, près du marché Jean-Talon. Pour reprendre son expression, elle a « réussi » à acheter un condo en septembre dernier dans le quartier où elle vivait déjà, la Petite Italie. C’est une amie qui a conseillé à l’architecte de 33 ans de nous faire parvenir une photo de son fort joli balcon situé en plein cœur de l’action. « C’est très urbain », lance-t-elle. C’est parfois bruyant, mais Linh Truong apprécie la luminosité. « J’ai le soleil tout l’après-midi. Le dimanche à 16 h, c’est mon moment préféré. »

    PHOTO FOURNIE PAR LINH TRUONG

    Linh Truong habite au dernier étage d’un immeuble situé à l’intersection des rues Saint-Denis et Bélanger, près du marché Jean-Talon. Pour reprendre son expression, elle a « réussi » à acheter un condo en septembre dernier dans le quartier où elle vivait déjà, la Petite Italie. C’est une amie qui a conseillé à l’architecte de 33 ans de nous faire parvenir une photo de son fort joli balcon situé en plein cœur de l’action. « C’est très urbain », lance-t-elle. C’est parfois bruyant, mais Linh Truong apprécie la luminosité. « J’ai le soleil tout l’après-midi. Le dimanche à 16 h, c’est mon moment préféré. »

  • « Ce n’est pas Cancún, mais L’Île-des-Sœurs resort ! », nous a écrit Carlos Martinez. En effet, les photos de son balcon semblent avoir été prises à bord d’un bateau de croisière dans les Caraïbes. « Nous perdons de vue que Montréal est entouré par de superbes rapides et majestueuses vues sur le fleuve Saint-Laurent, souligne-t-il. L’Île-des-Sœurs est l’endroit idéal pour apprécier cet extraordinaire cadeau de la nature. »

    PHOTO FOURNIE PAR CARLOS MARTINEZ

    « Ce n’est pas Cancún, mais L’Île-des-Sœurs resort ! », nous a écrit Carlos Martinez. En effet, les photos de son balcon semblent avoir été prises à bord d’un bateau de croisière dans les Caraïbes. « Nous perdons de vue que Montréal est entouré par de superbes rapides et majestueuses vues sur le fleuve Saint-Laurent, souligne-t-il. L’Île-des-Sœurs est l’endroit idéal pour apprécier cet extraordinaire cadeau de la nature. »

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Les détails qui font la différence

  • Certains balcons se démarquent des autres simplement parce que leurs occupants ont fort bon goût ! Vanessa Agenor a acheté l’essentiel de ses meubles de jardin chez IKEA, mais tous les extras (son pouf en jute, son treillis feuillu et l’éclairage tamisé) créent un look chaleureux. C’est invitant et accueillant.

    PHOTO FOURNIE PAR VANESSA AGENOR

    Certains balcons se démarquent des autres simplement parce que leurs occupants ont fort bon goût ! Vanessa Agenor a acheté l’essentiel de ses meubles de jardin chez IKEA, mais tous les extras (son pouf en jute, son treillis feuillu et l’éclairage tamisé) créent un look chaleureux. C’est invitant et accueillant.

  • Éric St-Pierre et son mari vivent en plein centre-ville, boulevard René-Lévesque, depuis deux ans. Avant la pandémie, ils utilisaient à peine leur balcon. Mais quand l’accès à la terrasse commune sur le toit de leur édifice a été interdit avec les mesures sanitaires, ils ont décidé de se réapproprier leur petit espace extérieur. « C’est devenu notre petite oasis », dit Éric St-Pierre. Le couple n’a pas fait les choses à moitié : il a fait appel à l’entreprise GS Québec pour du gazon de qualité, il a acheté une table chez Jardin de ville et il s’est procuré des plantes chez Fleuriste Zen le pouvoir des fleurs. « C’est notre mini-serre et c’est devenu essentiel. Le matin, on y déguste notre café. »

    PHOTO FOURNIE PAR ÉRIC ST-PIERRE

    Éric St-Pierre et son mari vivent en plein centre-ville, boulevard René-Lévesque, depuis deux ans. Avant la pandémie, ils utilisaient à peine leur balcon. Mais quand l’accès à la terrasse commune sur le toit de leur édifice a été interdit avec les mesures sanitaires, ils ont décidé de se réapproprier leur petit espace extérieur. « C’est devenu notre petite oasis », dit Éric St-Pierre. Le couple n’a pas fait les choses à moitié : il a fait appel à l’entreprise GS Québec pour du gazon de qualité, il a acheté une table chez Jardin de ville et il s’est procuré des plantes chez Fleuriste Zen le pouvoir des fleurs. « C’est notre mini-serre et c’est devenu essentiel. Le matin, on y déguste notre café. »

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