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Des carpes dans le jardin d'eau

Dans cet étang aménagé en 2003, on retrouve... (Photo Ivanoh Demers, La Presse)

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Dans cet étang aménagé en 2003, on retrouve beaucoup de vivaces indigènes: spargenium, iris, nénuphars, trèfles d'eau, sagittaires, joncs, butomus. Les jacinthes d'eau, des annuelles, sont rajoutées à chaque année.

Photo Ivanoh Demers, La Presse

Deux poissons comètes traversent l'étang limpide, météores aquatiques sur fond de galets. Un koï, vif et silencieux, se faufile entre une laitue d'eau, des sagittaires et quelques nénuphars. Arrêté, le temps. Envolé, le stress. Quoi de plus zen que des poissons dans un jardin d'eau?

«Les jardins d'eau sont en plein essor, affirme Jean Brûlé, propriétaire des Jardins aquadesign. Et trois fois sur cinq, leurs propriétaires veulent le peupler de poissons.»

«Sans les poissons, ça ne serait pas complet, plaide Michel Girard, maître de céans d'un éden de cascades et d'étangs, aménagé à l'arrière de sa maison de Beaconsfield. Ils contribuent à l'équilibre de l'écosystème.»

Selon ce médecin, dont les semaines de travail frisent les 80 heures par semaine, il fait bon dételer, le soir, dans un bel environnement. «Je mets les mains dans la terre ou dans l'eau, et je ne pense plus à rien, confie-t-il. Et que dire de la beauté des poissons... Si j'ai un peu de temps, je m'assoie et j'admire. C'est comme si j'avais amené à moi la campagne. C'est un havre de paix, un cadeau, une joie.»

Une trentaine de poissons habitent le jardin d'eau de M. Girard. «Ils mangent des algues, des larves et de petits mollusques, explique Jean Brûlé, diplômé en horticulture et en écologie aquatique. Ainsi, l'étang reste propre, du moins si on ne nourrit pas trop les poissons. Idéalement, on ne leur donne un peu de nourriture qu'au printemps et à l'automne.»

Un shubunkin vaquant à ses affaires de poisson.... (Photo Ivanoh Demers, La Presse) - image 2.0

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Un shubunkin vaquant à ses affaires de poisson.

Photo Ivanoh Demers, La Presse

Cachette stratégique

Chez Michel Girard, une cascade de 10 pieds de longueur alimente un premier étang de 10 pieds sur 15, étang qui se déverse lui-même, par le biais d'une petite cascade de 4 ou 5 pieds, dans le plus grand étang, de 18 pieds sur 35. Ce grand bassin reçoit également l'eau d'une chute de 3 pieds de hauteur et d'un ruisseau de 50 pieds de long. Au centre du grand plan d'eau, on a aménagé un tunnel pour poissons, cachette stratégique contre les prédateurs.

Une grosse pompe avec filtre mécanique (26 500 litres à l'heure) envoie l'eau dans deux directions: le sommet de la cascade du petit bassin et le ruisseau. Une seconde pompe (15 000 litres par heure) remonte l'eau à la chute du grand bassin. À chaque départ de chute ou de cascade, un filtre biologique (le Biofalls d'Aquascape) épure l'eau par activité bactérienne. Un clarificateur d'eau (Iongen, d'Aquascape) émet des ions de cuivre, efficaces contre les algues indésirables, mais inoffensifs pour le reste de la vie aquatique.

L'hiver, un élément chauffant de 500 watts, muni d'un thermostat, maintient une ouverture dans la glace, ce qui permet les échanges d'oxygène et de gaz carbonique.

Des nénuphars dans une eau vive: un régal... (Photo Ivanoh Demers, La Presse) - image 3.0

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Des nénuphars dans une eau vive: un régal pour les yeux et un habitat pour une variété de poissons et d'insectes.

Photo Ivanoh Demers, La Presse

Longue vie de poisson

Pour élever des carpes japonaises, encore nommées carpes koïs, il faut un étang de taille moyenne ou grosse: au moins 100 pi2, et même 150, si on veut quatre ou cinq individus. De couleur éclatante - jaune, rouge, noir, blanc ou orangée -, les koïs peuvent atteindre 60 centimètres de longueur et vivre jusqu'à 25 ans.

Dans des bassins moins grands, on élève des poissons qui ne dépasseront pas 30 ou 35 cm: les comètes (poissons rouges communs), les comètes-sarasas (rouge orangé et blanc, avec de longues nageoires) et les shubunkins (rouge orangé, noir et blanc).

Une profondeur de deux pieds suffit tant aux koïs qu'aux poissons rouges, étant donné que l'eau gèle seulement sur huit pouces de profondeur.

Et la reproduction? «Un de mes clients a commencé avec cinq poissons rouges, et il en avait une soixantaine trois ans plus tard», relate Jean Brûlé. Les carpes japonaises se reproduisent moins facilement. De plus, si on mélange les espèces, les poissons rouges mangent les oeufs et les bébés des koïs.

Par ailleurs, l'une comme l'autre espèce cesse de se reproduire lorsque la population atteint une limite pour leur écosystème.

Jean Brûlé, de Jardins Aquadesign, affirme que les... (Photo Ivanoh Demers, La Presse) - image 4.0

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Jean Brûlé, de Jardins Aquadesign, affirme que les «jardins d'eau sont en plein essor».

Photo Ivanoh Demers, La Presse

Environ 12 000$

Un jardin d'eau de grandeur moyenne, disons 10 pieds sur 15, avec une cascade de 10 pieds de longueur, coûte environ 12 000$, avant taxes. Un tel aménagement demande de 5 à 10 minutes d'entretien régulier par semaine, plus quelques heures au printemps et à l'automne.

Les poissons Comète, comète-sarasas et shubunkins coûtent de 0,50$ à 15$ l'unité, alors que les koïs coûtent de 15$ à plus de 200$.




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