Cultiver les plantes d’intérieur est l’une des tendances de l’heure. Chaque mois, nous mettons en lumière une plante qui donnera du style à votre décor.

Valérie Simard Valérie Simard
La Presse

Pilea peperomioides, aussi connu sous les noms plus aisément prononçables de monnaie chinoise ou de plante du missionnaire, est l’une des plantes qui doivent leur succès récent aux réseaux sociaux. Ceux qui se laissent séduire par sa silhouette graphique et son côté aérien sont rarement déçus. Peu capricieux, Pilea se laisse facilement aimer et donne beaucoup en retour. On le dit porte-bonheur.

« J’ai eu un coup de cœur instantané pour Pilea, affirme Andrée-Ann Trudel, passionnée de plantes. J’ai le mien depuis avril et il pousse assez vite. Je l’appelle la plante de l’amitié. Il fait beaucoup de bébés. J’en ai eu une dizaine, alors j’essaie de convertir mes amis ! »

L’horticultrice Joëlle Lessard, conseillère à la pépinière Locas de Laval, souligne que c’est par l’échange que la plante a commencé à se faire connaître. « C’est une plante qui voyage depuis des années dans de petits clubs de collectionneurs. Elle a été échangée entre beaucoup de personnes. Elle a circulé en coulisses avant d’atteindre sa popularité d’aujourd’hui. »

Considéré comme une succulente, Pilea peperomioides (l’une parmi les 600 espèces de Pilea) se distingue par ses rondes feuilles épaisses qui évoquent un nénuphar et sa forme colonnaire. « Personnellement, je suis en amour avec cette plante, lance Joëlle Lessard. J’aime son côté graphique, ses feuilles rondes légèrement lustrées, son côté semi-pleureur. »

Sa croissance est assez rapide. En l’espace de deux ou trois ans, elle peut atteindre sa taille définitive d’une trentaine de centimètres. Entre-temps, elle donnera plusieurs rejets qui sont faciles à séparer de la plante mère. Certains préfèrent les laisser en place, ce qui donne à la plante une apparence plus fournie, mais moins élégante.

Dans certains groupes de discussion consacrés aux plantes, plusieurs font état d’un jaunissement ou d’un brunissement des feuilles de leur Pilea. « C’est souvent le signe d’un arrosage trop abondant », indique Joëlle Lessard, qui ajoute que beaucoup de gens ont malheureusement la mauvaise habitude de trop arroser leurs plantes.

Mais une fois qu’on apprend à mettre la pédale douce sur l’arrosage, Pilea est une plante « relativement facile, qui convient bien aux débutants », remarque-t-elle. « C’est une très bonne plante pour débutant parce qu’elle demande juste un peu d’eau, confirme Andrée-Ann Trudel. C’est une plante qui se développe vite, alors c’est intéressant pour la personne qui commence avec les plantes et qui veut des résultats rapides. »

PHOTO FOURNIE PAR ANDRÉE-ANN TRUDEL

Pilea a besoin d'une bonne lumière.

Exposition

Bonne lumière, sans soleil direct. Il peut être placé près d’une fenêtre située à l’est ou à l’ouest.

Arrosage

Généralement deux fois par semaine en été et une fois par semaine ou moins en hiver. Laissez bien sécher entre les arrosages. Il n’aime pas l’eau stagnante.

PHOTO FOURNIE PAR ANDRÉE-ANN TRUDEL

Les bébés de Pilea peuvent être séparés de la plante mère ou laissés en place. 

Rempotage

Au printemps, idéalement dans un pot troué au fond duquel on a déposé des billes d’argile.

Diviser

Mieux vaut séparer les rejets de la plante mère au printemps ou à l’été. On les place dans l’eau ou directement dans la terre.

Attention !

Pilea suit la lumière. Pour un feuillage uniforme, tournez le pot régulièrement.

Le saviez-vous ?

Originaire du sud-ouest de la Chine, Pilea peperomioides a été introduit en Norvège par un missionnaire en 1945. Il s’est par la suite répandu en Scandinavie, puis ailleurs dans le monde.

Où le trouver ?

Pilea peperomioides est de plus en plus répandu. On le retrouve dans les centres de jardin, les boutiques spécialisées en plantes et même parfois dans les magasins à grande surface.