(Beaune) Les vins de Bourgogne espèrent un recul « décent » de leurs ventes en 2020 en raison de la pandémie de la COVID-19, a indiqué lundi le président du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB), Louis-Fabrice Latour.

Agence France-Presse

« On tient. On espère qu’on aura un recul qui restera décent », a déclaré M. Latour lors de l’assemblée générale du BIVB à Beaune (Côte-d’Or).

À fin avril, les ventes affichent un recul de 2 % seulement en volume, et de 8 % en valeur. À fin mai, elles devraient avoir baissé de 12 % à l’export, mais de 25 à 30 % en France, a détaillé le président.

Plus de la moitié (56 %) des vins de Bourgogne sont exportés, le premier marché étant les États-Unis (20 % des exportations totales). Les exportations ont frôlé le milliard d’euros en 2019.

Sur l’ensemble de l’année, la baisse des ventes en valeur devrait se situer entre 10 % et « 15-20 % », estime M. Latour. « Nous sommes la région viticole française qui souffre le moins », s’est-il félicité.

Mise en perspective, la crise sanitaire de la COVID-19 reste donc moins sévère que celle de 2009, où la chute commerciale avait été de 25 à 30 % durant l’été. Cependant, cette crise-là avait duré moins longtemps, la reprise survenant dès novembre-décembre, a rappelé le président du BIVB.

« Avec la COVID-19, nous craignons que la crise se prolonge en 2021, voire 2022 », a-t-il averti.

La Bourgogne, forte de 3659 domaines, représente 4 % du vignoble français, mais près de 9 % du chiffre d’affaires des AOC françaises et 20 % de leurs exportations.