(Savigny-lès-Beaune) Cette année les vins de Bourgogne se vendent bien à l’étranger : c’est le constat fait mercredi par le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB), qui saluait une progression de 8,3 % en volume et de 12,3 % en valeur sur les quatre premiers mois de l’année.

Agence France-Presse

« L’arrivée (du millésime) 2017 sur le marché, surtout des blancs, a rencontré le succès », a commenté Louis-Fabrice Latour, président délégué du BIVB, lors de l’assemblée générale de l’interprofession à Savigny-lès-Beaune.

La Bourgogne a ainsi exporté ce début d’année 26,5 millions de bouteilles contre 24,5 millions l’année précédente à la même période, pour un total de 308,3 millions d’euros (contre 274,5 millions en 2018), selon les chiffres du BIVB et des douanes.

La hausse a été de 8,2 % à 6 millions de bouteilles pour les États-Unis (+11,7 % en valeur) et de 18,7 % à 4,2 millions de bouteilles pour le Royaume-Uni (+18,5 % en valeur), les deux principaux clients étrangers du vin de Bourgogne.

La progression britannique peut s’expliquer en partie par la perspective du Brexit, mais les professionnels bourguignons du vin ne sont pas inquiets outre mesure face à la sortie du Royaume-Uni de l’UE, car les clients britanniques continueront à acheter du vin, a assuré M. Latour. « Il faut que la profession en Bourgogne et en France fasse preuve de sérénité. »

En revanche au sujet de « l’Amérique de Trump », qui avait laissé entendre début juin qu’il pourrait imposer davantage de droits de douane sur le vin français, le président délégué du BIVB a appelé à rester vigilant, faisant part de son « inquiétude » et ajoutant vouloir « interpeller les pouvoirs publics ».

Sur le marché français, pour lequel les chiffres n’étaient pas encore disponibles, les résultats s’annoncent moins bons, selon M. Latour. « C’est l’ombre au tableau », le début d’année sur le marché français est « un peu chaotique », a-t-il indiqué.