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Taxes américaines sur le vin: «rien de dramatique»

« Une hausse serait certes ennuyeuse, mais pas de... (PHOTO NICOLAS TUCAT, ARCHIVES AFP)

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« Une hausse serait certes ennuyeuse, mais pas de quoi monter un grand truc », a également réagi Philippe Castéja, président du Conseil des grands crus classés 1855.

PHOTO NICOLAS TUCAT, ARCHIVES AFP

Agence France-Presse
Bordeaux

Des représentants du négoce bordelais ont assuré mardi que les menaces de Donald Trump d'augmenter les droits de douane sur les vins français n'avaient « rien de dramatique » et qu'un rééquilibrage des taxes n'aurait qu'un « impact marginal » sur les vins de Bordeaux.

« La différence (de droits de douane sur les vins entre États-Unis et Union européenne) est de quelques centimes. Donc si jamais Trump voulait équilibrer les taxes, ça ne serait pas dramatique », a affirmé à l'AFP Christophe Reboul Salze, qui dirige The Wine Merchant.

Selon Fabrice Bernard, patron de Millésima, la différence de droits de douanes sur les vins aux États-Unis et dans l'UE est en moyenne de « 7 centimes pour une bouteille de 75 cl inférieure à 14 degrés » d'alcool. Une augmentation de « 7 centimes par bouteille », « je ne pense pas que ce serait significatif », a-t-il dit sur la chaîne de télévision France 3 Aquitaine.

« Beaucoup de vins vendus aux États-Unis valent plus de 10 euros (15 $) », a aussi affirmé M. Reboul Salze. « Réajuster de 7 centimes sur une bouteille à 10 euros, ça reste moins cher que l'augmentation du coût des matières sèches (bouteilles, cartons, capsules, palettes, etc.) ».

« L'impact (d'un tel rééquilibrage) serait marginal pour les vins français selon moi. Mais pour les moins chers, comme des vins espagnols, 10 centimes d'augmentation, ça peut commencer à peser un peu... », concède-t-il.

« Une hausse serait certes ennuyeuse, mais pas de quoi monter un grand truc », a également réagi Philippe Castéja, président du Conseil des grands crus classés 1855. « M. Trump estime que le marché européen ne traite pas les vins américains gentiment ? Mais c'est une fausse barbe de sa part, car les vins américains sont extrêmement peu exportateurs. Leur marché intérieur, qui est le premier au monde pour la consommation de vin, leur suffit », a-t-il dit à l'AFP. Cette posture, « c'est du Donald Trump à 100 % ».

Le président américain « défend son bifteck à sa manière, pas toujours élégante », a estimé M. Reboul Salze, qui se dit « plus préoccupé » par ce qui se passe à Hong Kong, ex-colonie britannique où un million de personnes ont manifesté dimanche contre un projet de loi favorable à Pékin. La situation de tension « ne favorise pas le business des grands vins, car on parle là d'acheteurs qui ont des caves généralement déjà bien garnies et qui peuvent se passer d'acheter pendant plusieurs années... »

Selon le Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB), les États-Unis - marché de grands millésimes - sont le deuxième pays d'exportation des vins de Bordeaux en volume (après la Chine), avec 26 millions de bouteilles, et le troisième en valeur (après Hong Kong et la Chine) avec 279 millions d'euros (420 millions $).

Les exportations de bordeaux vers les États-Unis ont augmenté de 21 % en 2018, selon le CIVB, qui n'a pas souhaité réagir aux déclarations de Donald Trump.




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