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Être enterré dans les bois peut nuire à la nature

De plus en plus de Néerlandais souhaitent être enterrés dans les bois ou que... (Photo: Le Soleil)

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Photo: Le Soleil

Agence France-Presse
La Haye

De plus en plus de Néerlandais souhaitent être enterrés dans les bois ou que leurs cendres y soient dispersées mais cette pratique peut nuire «considérablement» à l'environnement, selon une étude commandée par le ministère néerlandais de l'Agriculture et de l'Environnement.

Cette tendance, récente aux Pays-Bas et qui vient de Grande-Bretagne, s'explique par la volonté d'offrir à ses proches un lieu de recueillement «beau et serein» et de «nuire le moins possible» à la nature après la mort, expliquent les auteurs de l'étude, publiée jeudi.

Or, soulignent-ils, «c'est moins naturel que l'ont croit, car on introduit dans le terrain un "matériau" étranger.»

«Quelques centaines» de personnes seulement ont pour l'heure choisi cette solution mais «le souhait d'être ainsi enterré est actuellement en plein développement», a expliqué à l'AFP un des auteurs, Hans de Molenaar.

Au point que deux nouveaux «cimetières naturels» vont être créés aux Pays-Bas, où il en existe déjà deux, à Assel (centre) et Sint-Odiliënberg (sud-est), d'une capacité respective de 1800 et 20 000 tombes.

Selon l'étude, «la mise en terre ou la dispersion de cendres dans le milieu naturel peuvent considérablement perturber la nature».

Les cendres libèrent des phosphates et du calcium qui, en surface, sont plus nuisibles à la flore et à la faune, surtout les insectes, que sous terre. C'est pourquoi enterrer les urnes est moins dommageable que disperser les cendres, estiment les auteurs.

Mais le fait même de creuser cause des dégâts écologiques car cela «perturbe totalement le sol et la végétation», notent les auteurs.

«Les substances libérées par la décomposition des restes, si ceux-ci sont enterrés à la profondeur minimale légale, ont peu d'effets sur la faune et la flore», indiquent-ils toutefois.

Ils conseillent de «creuser suffisamment profond, pour éviter que des animaux, comme les renards ou les sangliers, ne retournent la tombe».




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