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Amiante: une liste d'édifices publics touchés publiée

À partir des années 1930 et jusque dans... (Photo: David Boily, Archives La Presse)

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À partir des années 1930 et jusque dans les années 1980, l'amiante a été utilisé comme isolant dans les bâtiments, comme les tours à bureau, les édifices publics et les écoles.

Photo: David Boily, Archives La Presse

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Carte de l'amiante

Où est l'amiante dans les bâtiments publics?

Où est l'amiante dans les bâtiments publics?

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La controverse de l'amiante
La controverse de l'amiante

Consultez notre dossier complet sur l'industrie de l'amiante et les controverses qu'elle soulève. »

À la suite d'une demande d'accès à l'information de Radio-Canada, la Société immobilière du Québec (SIQ) a finalement rendu publique une liste de 289 immeubles propriétés du gouvernement québécois qui contiennent de l'amiante.

Dans cette liste, on compte plusieurs palais de justice, postes de la Sûreté du Québec et bâtiments de la voirie provinciale, en plus d'un bon nombre d'immeubles de bureaux, y compris ceux du Centre d'expertise en analyse environnementale du Québec, qui relève du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP).

>>>Cliquez ici pour consulter la liste

«Partout où il y a de l'amiante dans les édifices, ça ne cause pas de problème pour les occupants et les visiteurs, dit Martin Roy, porte-parole de la SIQ, le bras immobilier du gouvernement. Ça se retrouve dans des endroits confinés, principalement dans des chambres mécaniques. Dans la mesure où les matériaux sont en bon état, ils ne posent pas de problème. S'ils sont endommagés ou s'il y a des interventions à faire, on les retire.»

«Dans les bureaux, il peut y avoir de l'amiante dans les murs en plâtre, dit M. Roy. Tant qu'on n'y touche pas, il n'y a pas de problème. Et s'il y a des travaux, ils se font avec toutes les précautions requises.»

La liste de la SIQ ne répertorie qu'une partie des édifices publics contenant de l'amiante. Une autre liste de plus de 1500 édifices a été dressée par des chercheurs de l'Université de Montréal à la demande de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Cette liste est toujours tenue secrète, mais le gouvernement Charest s'est engagé à la rendre publique d'ici la fin de l'année.

Par ailleurs, La Presse a publié en collaboration avec la Société pour vaincre la pollution (SVP) une autre liste de bâtiments contenant de l'amiante ou en ayant contenu récemment.

Cette liste est basée sur les appels d'offres publics lancés de 2005 à 2011 pour des travaux d'enlèvement de l'amiante ou des travaux «en présence d'amiante».

Contrairement à la liste dévoilée cette semaine par la SIQ, celle de La Presse contient surtout des édifices parapublics, comme des écoles et des hôpitaux. Elle est publiée sous forme de carte à l'adresse LaPresse.ca/amiante.

Il n'existe actuellement aucun mécanisme permettant de relever de façon systématique et publique l'amiante qui se trouve dans tous les édifices, qu'ils soient publics ou privés, comme les tours à bureau, les commerces et les bâtiments industriels.

Un tel système existe en Ontario, où les propriétaires de tous les bâtiments, sauf les résidences de quatre logements et moins, doivent faire l'inventaire des matériaux contenant de l'amiante. Ces propriétaires doivent également adopter un plan de gestion de ces matériaux.

L'amiante a été très largement utilisé dans la construction jusqu'au milieu des années 1980. On s'en est servi notamment comme isolant thermique et sonore, pour améliorer les qualités du plâtre ou des couvre-sol ou encore comme calorifuge dans les chaufferies.

L'amiante est considéré comme cancérigène sous toutes ses formes.




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