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Foire d'empoigne aux Communes

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Stéphane Dion a haussé le ton à plusieurs reprises hier aux Communes.

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Gilles Toupin
La Presse

(Ottawa) La Chambre des communes a été le théâtre hier d'une des plus mémorables foires d'empoigne de son histoire avec des chapelets d'accusations venant de part et d'autre, des gros mots et des hurlements partisans qui ont rendu presque inaudibles les propos des élus pour ceux qui avaient pris place dans les galeries de la presse et du public.

Le chef libéral, Stéphane Dion, a d'abord servi au premier ministre Stephen Harper ses propres paroles, prononcées le 3 mai 2005, alors qu'il était chef de l'opposition, et qu'il avait reproché au gouvernement libéral du temps de tout faire pour empêcher la tenue d'un vote de confiance à la Chambre.

 

«Le grand principe de notre démocratie est que le gouvernement doit pouvoir affronter en tout temps le vote de la Chambre des communes, avait alors dit M. Harper. Ce gouvernement a pour politique délibérée maintenant d'éviter ce vote. C'est une violation fondamentale des principes constitutionnels de notre démocratie.»

M. Harper, qui a reporté un vote de confiance à lundi prochain et qui est tenté de proroger le présent Parlement, n'a pas voulu commenter ses propres propos, mais il a aussitôt répliqué en donnant sa propre définition de ce que lui considère comme étant «le grand principe de la démocratie canadienne».

«Si quelqu'un veut devenir premier ministre, a-t-il lancé à Stéphane Dion, il doit obtenir un mandat des Canadiens et non des séparatistes du Québec!»

Le ton était donné, la ligne d'attaque du gouvernement toute trouvée.

»Trahison»

«De Macdonald à Laurier en passant par Diefenbaker et Trudeau, les libéraux et les conservateurs, a enchaîné le premier ministre, ont souvent été en désaccord. Mais il y a une chose sur laquelle nous ne devrions jamais être en désaccord et le chef du Parti libéral trahit les meilleurs intérêts de la meilleure tradition de son parti s'il croit qu'il peut négocier un accord pour gouverner», a encore reproché M. Harper.

Les élus conservateurs n'ont pas manqué de se lever en bloc pour applaudir leur chef et hurler à l'intention des occupants d'en face: «Honte! Honte! Honte!»

M. Dion a alors tenté de ramener la discussion sur ce qu'il a qualifié d'«échec» des conservateurs à faire face à la crise économique. «Le premier ministre n'a plus le soutien de la Chambre, a insisté le chef libéral. Va-t-il permettre que soit tenu un vote de confiance comme cela doit se faire dans une démocratie parlementaire?»

Encore une fois, le premier ministre n'a pas répondu à la question, préférant répéter ce qui allait devenir son leitmotiv et son clou favori pour le reste de la période des questions.

«Pas un seul député de cette Chambre, a-t-il affirmé, même pas un membre du Bloc, n'a reçu de mandat pour avoir un gouvernement où les séparatistes feraient partie de la coalition. Si le chef de l'opposition croit qu'il a le soutien pour une telle chose, il devrait avoir suffisamment confiance en son plan pour le soumettre aux Canadiens. Ils le rejetteraient.»

M. Dion a rétorqué que les conservateurs nageaient en pleine contradiction, qu'ils disaient une chose en anglais et le contraire en français.

«Il dit que nous, libéraux, sommes en train de vendre le Canada aux séparatistes, a lancé le chef libéral, alors que ses députés du Québec accusent les séparatistes de vendre leur âme aux libéraux. Il doit choisir entre ces deux mensonges.»

 




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