S’il y a une voiture à nommer pour expliquer comment Nissan (ou Datsun, à l’époque) a réussi à percer le marché nord-américain, c’est bien la 240Z. Ce coupé biplace abordable, dont le design intemporel au long capot de Yoshihiko Matsuo a capté l’attention de nombreux amateurs de véhicules européens, a donné le coup d’envoi en 1969 à une illustre lignée de sportives. Nissan a présenté la semaine dernière son tout dernier opus qui s’inscrit dans un vouloir de changement en conservant les bases.

Charles René
Charles René La Presse

Nommée simplement Z, cette descendante de la 370Z dont la vie s’est étirée 11 années apporte une bouffée d’air frais au volet sportif du constructeur japonais. Son design témoigne d’un désir de mémoire, avec une inspiration marquée de la 240Z pour la partie avant. Ses feux arrière en deux traits renvoient plutôt à la 300ZX, produite de 1990 à 1996. Cette Z est par ailleurs identique sur le plan des dimensions à la 370Z, sauf sur la longueur, qui a augmenté de 12,5 cm dans la transition.

PHOTO FOURNIE PAR NISSAN

La Nissan Z 2023

Le dessin de l’habitacle se veut aussi plus moderne en intégrant un bloc d’instrumentation entièrement numérique. L’œil averti décèlera cependant des pièces employées dans la finition des portières également utilisées dans la 370Z.

Toujours un V6, mais avec deux turbocompresseurs

Comme avancé par Nissan lors du dévoilement de l’étude de style qui a grandement inspiré sa forme finale, cette Z a droit à un V6 de 3 L biturbo. Ceci marque le retour de Nissan vers une formule turbocompressée abandonnée avec la fin de la 300ZX. Contrairement aux Infiniti Q50 et Q60 qui emploient ce six-cylindres depuis 2016, une seule configuration de 400 ch sera proposée, dont les 350 lb-pi de couple rendront sans doute sa poigne nettement plus marquée à bas régime que le V6 de 3,7 L qu’il remplace.

PHOTO FOURNIE PAR NISSAN

L’habitacle de la Nissan Z 2023

À l’instar de la 370Z, ce moteur pourra être boulonné à une transmission manuelle à six rapports dotée de la synchronisation du régime à la rétrogradation. Pour ceux qui souhaitent profiter des aptitudes dynamiques sans jouer du levier, une nouvelle transmission automatique à neuf rapports sera également offerte.

Une plateforme connue révisée

Comme le suggèrent les points de mesure quasi identiques à la 370Z, cette Z repose sur la plateforme révisée de cette dernière. Des amortisseurs de plus grand diamètre ainsi qu’une géométrie de suspension revue permettent, selon Nissan, d’améliorer sa stabilité sur les surfaces raboteuses. On n’a cependant pas fait le saut vers un amortissement adaptatif, présumément pour éviter que le prix de cette Z ne décolle en flèche.

Les coûts des deux livrées proposées (Sport et Performance) seront communiqués ultérieurement avant sa commercialisation prévue lors de la première moitié de 2022. Chose certaine, cette Z pourrait bien faire du mal aux ventes de la Toyota Supra.