Icône stylistique qui a tapissé les murs de chambres de biens des adolescents dans les années 1970 et 1980, la Lamborghini Countach a marqué à tout jamais l’histoire de la supervoiture. Descendante d’une diva, la Miura, cette illustre composition visuelle, qui a maintenant 50 ans, s’est aventurée là où personne n’est jamais réellement allé, au risque de heurter la sensibilité de certains.

Charles René Charles René
La Presse

C’est sans doute son âge qui a de quoi impressionner. Ses lignes tendues, couchant un aspect trapu et anguleux, ont été vues pour la première fois au salon de Genève le 11 mars 1971. Elles étaient le fruit de l’imagination du brillant designer Marcello Gandini, alors chef du design chez le carrossier Bertone.

PHOTO FOURNIE PAR LAMBORGHINI

Le prototype Lamborghini Countach LP 500 présenté au salon de Genève de 1971

Nettement plus moderne que la Miura sur le plan technique et disposant toujours d’un V12, mais placé de manière longitudinale, la Countach est passée par cinq phases de mises à jour durant sa vie. Le modèle a été produit de 1974 à 1990 à 1999 exemplaires.

Durant cette vie mouvementée où Lamborghini était en proie à des problèmes financiers importants, le modèle a évolué en complexifiant son design et en augmentant ses performances. Ainsi, son V12 de 5,2 L à injection électronique développait 449 ch en 1990, loin devant les 375 ch du V12 de 3,9 L alimenté par six carburateurs de ses débuts en 1974.

Toujours fascinante, donc, cette Countach caractérielle, ce qui expose le brio artistique derrière ce modèle légendaire.