L’idée d’associer la performance pure à la marque Cadillac ne date pas d’hier. L’influente CTS-V, née en 2003, l’a exprimé avec éloquence tout au long de sa carrière. La semaine dernière, le constructeur a présenté les deux dernières représentantes issues de cette création, les CT4-V et CT5-V Blackwing.

Charles René Charles René
La Presse

Durant une ère où l’électrification et la conduite autonome occupent l’avant-scène des promesses des constructeurs, Cadillac a choisi ici de ramer à contre-courant en raffinant le concept de la berline traditionnelle de haute performance.

PHOTO FOURNIE PAR CADILLAC

L’habitacle de la Cadillac CT5-V Blackwing en version à boîte manuelle

Selon l’ordre hiérarchique, le tout s’amorce avec la CT4-V Blackwing qui obtient une version retravaillée du V6 de 3,6 L biturbo de l’ancienne ATS-V. Employant des turbocompresseurs à plus faible inertie ainsi qu’une cartographie et une entrée d’air retravaillées, la puissance grimpe dans son cas à 472 ch et 445 lb-pi de couple. Ce moteur est guidé au choix par une boîte manuelle à six rapports avec synchronisation du régime ou une transmission automatique à 10 rapports.

La CT5-V Blackwing constitue pour sa part l’évolution logique de l’impressionnante CTS-V. La berline intermédiaire poursuit donc dans la même veine en puisant ses immenses moyens dans un V8 de 6,2 L coiffé d’un compresseur volumétrique de 1,7 L. La puissance atteint ici les 678 ch et le couple se situe à 659 lb-pi. Au plaisir des amateurs du genre, une boîte manuelle à six rapports est servie, faisant de cette CT5-V Blackwing la seule voiture de son segment à en faire usage. Elle dispose également d’une boîte automatique en option (10 rapports).

Taillées pour la piste

Pour assurer l’efficacité, mais aussi pour rendre l’expérience plus tactile, Cadillac avance avoir concentré beaucoup d’effort sur le raffinement de ses châssis et la durabilité des composantes pour de longues séances sur piste. Pour assurer plus d’adhérence, l’architecture à propulsion reçoit l’apport d’un différentiel arrière à glissement limité électronique qui redistribue constamment le couple entre les deux roues arrière en analysant constamment diverses données.

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Vue de l’arrière des Cadillac CT5-V et CT4-V Blackwing

En plus de bénéficier d’améliorations sur le plan de la rigidité, ces Cadillac sont outillées de la dernière génération d’amortisseurs électromagnétiques de Cadillac (MR 4.0). On affirme que c’est le système le plus rapide sur le plan de la réactivité au monde, ce qui permet d’ajuster continuellement le comportement de l’amortissement. Le freinage n’est par ailleurs pas en reste avec de gros disques avant pincés par des étriers Brembo à six pistons pour les deux modèles et une option carbone-céramique pour la CT5-V Blackwing.

La CT4-V Blackwing aura un prix de départ de 65 098 $ alors que la CT5-V Blackwing sera proposée à 87 798 $, un positionnement concurrentiel dont la commercialisation est prévue l’été prochain.