(Stockholm) Le constructeur automobile Volvo Cars, propriété du chinois Geely, a annoncé mercredi son intention de supprimer 1300 emplois de cadres en Suède, s’inscrivant dans un plan de restructuration précipité par la pandémie de nouveau coronavirus.

Agence France-Presse

« Bien que ces notifications s’inscrivent dans le cadre de la réorganisation en cours des activités de l’entreprise –conformément à ses ambitions à long terme et la nécessité de réduire les coûts– la pandémie de coronavirus a accru la pertinence des mesures annoncées aujourd’hui », a souligné le groupe dans un communiqué.

PHOTO D’ARCHIVES LINUS HOOK, BLOOMBERG

Une employée de l’usine de moteurs de Torslanda, près de Gothenbourg, en Suède.

Volvo, qui emploie 25 000 personnes dans le pays, précise que « les opérations manufacturières de l’entreprise ne seront pas touchées ».

« La nature exacte et le nombre de suppressions d’emplois seront décidés au cours des prochains mois lors de négociations avec les syndicats », ajoute le groupe.

Racheté par Geely à l’Américain Ford en 2010, Volvo Cars a redressé spectaculairement ses comptes et son image de marque. Il a misé en outre sur les voitures autonomes, où il est aujourd’hui l’un des plus en pointe.

« Volvo Cars a pour objectif de conduire une transformation dans des domaines tels que le commerce en ligne, l’électrification, la conduite autonome et les nouveaux modèles de mobilité », détaille mercredi le groupe dans son communiqué.

Et de poursuivre : « si l’entreprise a investi et s’est considérablement développée dans ces domaines, elle vise maintenant à réduire ses activités dans des domaines non prioritaires afin de soutenir sa croissance à long terme ».

Volvo Cars avait annoncé en 2017 qu’il ne lancerait plus que des nouveaux modèles électriques ou hybrides à compter de 2019, promettant la « fin historique » des véhicules équipés seulement d’un moteur à combustion.