Les concessionnaires n'ont pas seulement pignon sur rue, ils s'affichent presque tous aujourd'hui sur internet en ayant leur propre site. Avec l'évolution technologique, un pas pourrait être franchi pour rejoindre un plus grand nombre de clients. Le multimédia frappe aux portes des salles d'exposition.

Sébastien Templier LA PRESSE

Le concessionnaire de votre quartier fait de la promotion sur YouTube? Ce n'est pas tout à fait de la fiction.

 

Louis Cléroux a tenté, il y a quelques années, de permettre à deux concessionnaires de s'y afficher. Comment? Simplement en produisant et en mettant en ligne des vidéos promotionnelles personnalisées.

 

Il s'agit de «créer un URL YouTube, un site vidéo de toutes pièces. On s'arrange pour que les concessionnaires soient trouvés sur le web» dans les moteurs de recherche, dit celui qui est aujourd'hui à la tête d'une société spécialisée dans la création de sites internet, Itradelive. Même si son entreprise s'est éloignée depuis de ce mandat, l'idée n'est pas morte et devrait être reprise par une agence.

 

Pour attirer et fidéliser des clients, tous les moyens technologiques semblent bons. Vous êtes assis au restaurant du coin et sur l'un de ses écrans défile une publicité du concessionnaire voisin? Oui, cela se fait.

 

Le son aussi

 

Au-delà de l'image, d'autres misent sur le son. Publicitad, par exemple, propose «des effets sonores personnalisés» en fonction d'une clientèle cible. «On crée une atmosphère qui correspond à la clientèle, on adapte le fond musical à la clientèle. On peut aussi diffuser des messages publicitaires», dit Michel Quintin, vice-président médias numériques chez Publicitad.

 

Ces idées peuvent cependant se heurter aux directives des sièges sociaux des concessionnaires. «Chaque concessionnaire est régi normalement par des normes et ne peut pas faire tout ce qu'il veut dans ses murs, tout ce qui est visuel est géré par les sociétés mères», affirme Jean-François Cavanagh, directeur général de l'Association des marchands de véhicules d'occasion du Québec.

 

«Avec la vidéo pour le web, il n'y a pas beaucoup de barrières, répond M. Cléroux. C'est facile à gérer même s'il faut faire attention, même s'il faut respecter les directives.»

 

En somme, c'est à voir...