Vous détestez magasiner une nouvelle voiture? Vous n'y comprenez rien dans tous ces prix suggérés? Ou vous voulez être certain de faire le bon choix? Un courtier peut faire le boulot pour vous. En décrochant un prix intéressant...

Mis à jour le 21 avr. 2011
Sébastien Templier LA PRESSE

On y pense lorsque l'on est à la recherche d'une bonne voiture d'occasion. On l'ignore complètement quand on se rend chez un concessionnaire. Le recours à un courtier peut pourtant s'avérer judicieux et payant.

Jean Courtemanche en a fait l'expérience à deux reprises jusqu'ici et n'y voit que des avantages. Ce consultant qui parcourt plus de 30 000 km par année résume son achat d'une voiture neuve avec l'aide d'un courtier en ces mots: conseils, suivi, prix, simplicité et disponibilité.

«J'ai eu un bon prix et j'ai eu beaucoup de renseignements pour m'aider à faire mon choix», dit-il.

Le recours à un courtier pour un véhicule neuf est relativement simple en soit. En un seul coup de téléphone, les besoins, le budget, les préférences, les avantages et les inconvénients des modèles sont identifiés et soulignés. Après un questionnaire serré et une recherche active, le courtier proposera un véhicule à un certain prix chez un ou deux concessionnaires. Suivra un essai routier. Puis la commande assurée par le courtier. Pour la signature, «je suis allé voir le directeur des ventes, chez le concessionnaire, qui avait mon dossier prêt», témoigne M. Courtemanche. En passant par un courtier, le client ne fait plus affaire avec un vendeur.

Si le courtier a parfaitement fait son travail, il aura entre-temps expliqué au client s'il est opportun ou non de prendre telle garantie, d'avoir telle option ou tel accessoire ou de souscrire à tel ou tel mode de financement. «Cela m'a fait économiser de l'argent», dit M. Courtemanche.

«Un bon contrat est aussi important qu'un bon prix», insiste Dany Duchemin, courtière de l'agence Négoci-Auto.

L'argent justement est l'un des avantages de cette démarche. Selon le modèle, on peut économiser environ entre 200$ - pour une sous-compacte - et 1500$ en moyenne - pour une voiture de luxe - comparativement à un achat que l'on ferait soi-même chez le concessionnaire. «Dans le haut de gamme, on épargnera davantage car il y a plus de marge de profit sur ces voitures-là», explique Pierre Puthod, courtier en achat de véhicules neufs ou d'occasion. Jean Courtemanche dit économiser 25$ à 30$ sur ses mensualités réparties sur quatre ans.

L'acheteur ne verse rien au courtier, qui prend sa commission auprès du concessionnaire. Dany Duchemin conseille de passer par l'Association pour la protection des automobilistes (APA) pour éviter les pièges et pour avoir un courtier fiable. Si un courtier exige de vous, acheteur, quelque chose, c'est qu'il n'est sans doute pas forcément le meilleur...

Les automobilistes qui ont utilisé un courtier apprécient beaucoup l'analyse des besoins et le suivi effectué après la vente. «C'est beaucoup plus personnalisé, axé sur le prix et le service. (...) Un bon courtier doit aussi être renseigné sur le domaine automobile et doit pouvoir référer les gens», affirme Mme Duchemin.

Pour le président de l'APA, George Iny, «c'est la garantie d'un achat intelligent et sûr».