L'un des grands avantages de la voiture électrique, comparativement à son homologue à essence, est qu'elle n'émet aucun bruit. Au point où cet avantage s'est transformé en inconvénient. L'absence de bruit au démarrage et à l'accélération a en effet soulevé un problème de sécurité... pour les piétons et les cyclistes.

Sébastien Templier LA PRESSE

L'industrie automobile a donc dû trouver une parade. Nissan a ainsi conçu un bruit artificiel pour sa Leaf, première voiture 100% électrique commercialisée. En marche avant, elle émet un bruit de turbine jusqu'à la vitesse de 30 km/h. Lorsqu'elle descend sous les 25km/h, le bruit recommence. En marche arrière, elle émet un bip-bip, nettement moins bruyant tout de même que ceux des poids lourds.

Toyota a fait de même pour sa Prius au Japon. À moins de 25 km/h, un bruit synthétisé de moteur électrique est déclenché. L'intensité du son monte et baisse en fonction de la vitesse.

Ford demande depuis l'été aux internautes de choisir le bruit que fera sa Focus électrique.

PRINCIPAUX REPÈRES

15 décibels = une voiture électrique à plus de 30 km/h.

50 décibels = une voiture à essence au ralenti.

65 décibels = une voiture à essence à 60 km/h à 20 mètres de distance.

85 décibels = un camion à 50 km/h à 20 mètres de distance.