Avant le lancement du Toyota RAV4, en 1997, le Suzuki Sidekick était seul dans sa catégorie. L'arrivée de plusieurs modèles a ensuite compliqué les choses.

Mis à jour le 27 févr. 2009
Jean-François Guay, collaboration spéciale LA PRESSE

À l'instar de la première génération de RAV4 (1997-2000), la deuxième (2001-2005) proposait une jolie carrosserie et un comportement routier sportif. La conception de l'habitacle méritait également des éloges, et ce, même si la texture de certains matériaux faisait bon marché. Le design du tableau de bord était de bon goût et s'inspirait de celui d'une berline sport, et non de celui d'un camion, comme ses rivaux.

 

Comme la plupart des petits VUS, le RAV4 n'offrait qu'un moteur quatre cylindres. Le remplacement du moteur 2 litres de 148 chevaux, offert de 2001 à 2003, par le 2,4 litres de 161 chevaux, en 2004, a rehaussé grandement l'agrément de conduite et les performances. Malgré ce surplus de puissance, le RAV4 est demeuré l'un des plus économiques de son époque, avec une consommation moyenne inférieure à 10 l/100 km. Par ailleurs, il était plaisant de manier les rapports courts et précis de la boîte manuelle à cinq vitesses. Une boîte automatique à quatre rapports était également offerte en option; elle augmentait cependant le bruit du moteur et la consommation. La seule faiblesse possible de ce groupe motopropulseur était sa capacité de remorquage de 680 kg (c'était tout de même mieux que les 454 kg du 4 cylindres de 2 litres et 127 chevaux de la génération 1999-2000).

Pour rouler constamment en région montagneuse ou chargé à plein volume, mieux vaut envisager l'achat d'un RAV4, plus puissant, des années 2003 à 2005, ou d'un modèle concurrent à moteur V6. Pour affronter les surfaces difficiles, le RAV4 était pourvu d'un système à traction intégrale dit réactif - sans boîte de transfert à deux gammes de vitesses - dont les capacités hors route sont assez restreintes. Pour éviter les frais d'une dépanneuse, il est conseillé de demeurer sur l'asphalte sec plutôt que d'essayer de suivre les traces d'un Suzuki Grand Vitara ou d'un Jeep Liberty.

Malgré la bonne feuille de route du RAV4 en matière de fiabilité, on devrait vérifier si la carrosserie affiche de la rouille, et si le châssis, les suspensions et l'ensemble de la mécanique n'ont pas été endommagés en conduite tout-terrain.