C'est l'été ou presque. Avec sous sans toit, ces taillées pour deux promettent l'ivresse sans le flacon.

Éric LeFrançois LA PRESSE

Alfa Romeo 4C

Ce biplace à moteur central rappelle beaucoup la regrettée Lotus Elise. Dans sa configuration européenne, cette italienne fait tout juste 4 m de long et affiche un poids (à sec) de 895 kg. Ça promet. D'autant que derrière les deux occupants grogne un quatre-cylindres suralimenté de 1750 cc plutôt pressé. Cette mécanique est dotée du dernier cri sur le plan technologique. Voulue très sportive, la 4C s'offre un sélecteur permettant de personnaliser le seuil d'intervention des aides à la conduite. Une auto terriblement amusante, mais dont on se lasse rapidement dans le cadre d'une utilisation quotidienne.

Jaguar F-Type

Il suffit d'évoquer la construction tout aluminium pour croire que cette F-type pèse une plume. C'est faux. Mais quelle importance. Les mécaniques proposées ne manquent pas de souffle pour l'entraîner et les échappements laissent filer une voix qui donne la chair de poule. Rapide, excitante à conduire et vive à réagir, la F-type pèche toutefois par un freinage un peu juste pour les performances qu'elle revendique et une consommation pas très raisonnable. 

Entre le coupé et le cabriolet, lequel choisir ? Le coupé si la performance occupe le sommet de vos critères d'achat. En revanche, si vous préférez vous dorer sous le soleil, la version S doté du V6 demeure le meilleur choix, le plus équilibré à tout le moins.

Lotus Evora

Faute de moyens pour mettre en chantier de nouvelles autos, la firme fondée par Colin Chapman poursuit le développement de sa gamme existante qui, en Amérique du Nord, se limite à la seule Evora. Animée d'un moteur V6 3,5 L d'origine Toyota, cette nième évolution de ce modèle est attendue sous peu : la GP410. Plus légère (60 kg), donc plus rapide, cette Evora adopte les couleurs (noir et or) des Lotus de Formule 1 des années 70. Seulement 150 unités de ce modèle d'exception seront produites.

Mercedes SLC

Le nom a changé, pas la voiture. La SLC (autrefois SLK) compte deux déclinaisons au catalogue canadien dont l'une est plus dégourdie (AMG SLC 43) que l'autre (SLC 300). Cette dernière est néanmoins la plus homogène des deux et permet, malgré ses 241 ch, de se faire plaisir au volant. Le timbre de son moteur moins rageur, sa consommation plus raisonnable, sa douce boîte automatique à neuf rapports conviennent mieux à la nature GT (Grand Tourisme) de ce biplace. La version AMG, plus exacerbée, n'est pas en reste, mais en dépit des améliorations apportées, son châssis commence à trahir son âge.