La neige a fondu et le beau temps ne se fera pas attendre bien longtemps. D'ici la fin de la semaine, nous vous présenterons quelques modèles pour se faire dorer au soleil derrière le volant.

Éric LeFrançois LA PRESSE

Carrosserie ouverte (Boxster) ou fermée (Cayman). Porsche propose les deux au sein de sa gamme 718. Les deux modèles adoptent un nouveau matricule depuis peu et surtout des nouvelles mécaniques quatre-cylindres suralimentées par turbocompresseur plus puissantes --mais toutefois moins mélodieuses-- que les six cylindres à plat autrefois offerts.

Même architecture technique, mêmes trains roulants et sensiblement les mêmes performances. Au bout du compte, cela n'a pas beaucoup d'importance, car au-delà des statistiques, la Cayman --plus rigide-- envoûte davantage que la Boxster.

Mais pour en apprécier les subtiles différences, il faut impérativement la conduire sur un circuit. Sur les voies publiques, dans un pays comme le nôtre, la Boxster apparaît plus avantageuse dans la mesure où elle permet de connaître le même frisson avec en prime la possibilité de rouler sous le soleil.

La Porsche 718 Boxster S 2017. Désactiver les aides électroniques donne du plaisir de conduite, mais il faut doser l'apprentissage. Photo: Porsche

L'accélération écrase vos poignées d'amour dans le siège

Au risque de déplaire aux puristes, la boîte à double embrayage est plus rapide et permet de meilleures économies à la pompe que la manuelle. Aussi, elle se revend mieux. Les mêmes recommandations s'appliquent aux éventuels acheteurs du modèle de base.

Au volant, l'une ou l'autre de ces 718 vous fait avaler le paysage en apnée, écrase vos « poignées d'amour » contre le flanc de ses sièges.

Tout se passe très vite. Trop vite peut-être pour certains, qui auront la fausse impression de maîtriser parfaitement leur sujet.

La Boxster et la Cayman vous mettent rapidement en confiance, mais elles peuvent aisément vous la retirer si vous n'apprivoisez pas leur comportement, une fois les aides électroniques débranchées.

Réprimer un cri

Si vous roulez au-dessus de la limite, c'est l'arrière qui décroche. Trop lentement, c'est le train avant qui résiste. 

Le défi : trouver le bon rythme. Il faut aussi savoir doser et réprimer ce cri lorsque la ceinture vous mord en simultané l'épaule et le bas-ventre lors des freinages violents. 

Une fois le mode d'emploi assimilé, le plaisir commence.