La monotonie du parcours - une bande d'asphalte parfaitement rectiligne et partiellement uniforme - devait bien cacher quelque chose, mais quoi?

Éric Lefrançois LA PRESSE

La Série 4 Cabriolet, qui entreprend une carrière au printemps, se trouve à des kilomètres du coupé éponyme essayé il y a quelques mois sur le circuit d'Estoril, au Portugal. Beaucoup plus lourd, moins bien suspendu et surtout affligé d'une direction qui laisse remonter les imperfections de la chaussée, le cabriolet de Série 4 n'a rien d'un foudre de guerre. Il s'agit plutôt d'un cabriolet grand tourisme qui se conduit - en exagérant un peu - le coude appuyé contre la bordure de la portière.

Hormis sa hauteur légèrement plus élevée, le modèle «plein air» reprend essentiellement les mêmes cotes extérieures que le coupé de Série 4. Contre toute attente, BMW persiste à lui agrafer un toit rigide escamotable. Une solution technique pourtant abandonnée par plusieurs constructeurs en raison de sa complexité, de son poids, de son entretien coûteux et j'en passe. Mais la marque bavaroise s'entête à l'offrir, prétextant que cette architecture a plusieurs avantages. Quels sont-ils?

La toile a beaucoup progressé ces dernières années, au point où elle n'a guère à envier aux toits durs rétractables. Elle est plus étanche, mieux isolée et l'une d'entre elles - la toile de la Porsche 911, par exemple - propose même une protection contre le vandalisme assez étonnante.

Les arguments de BMW ne tiennent pas la route. D'autant plus que ce toit en dur rétractable met plus de temps à se découvrir complètement (25 secondes au lieu des 19 requises sur le modèle antérieur) et autorise l'exécution de cette manoeuvre seulement si le véhicule ne circule qu'à 18 km/h. Autrefois, le maximum accepté était de 40 km/h.

Par chance, le consommateur y trouvera un bénéfice, un seul. Plus besoin comme avant de remettre en place le toit pour accéder au contenu du coffre. Il suffit d'appuyer sur un bouton pour qu'un «monte-charge» apparaisse.

Comme le coupé, le cabriolet retient dans son exécution la plus puissante (et la plus chère) les services d'un rouage intégral. Sa présence permettra à BMW d'offrir une solide alternative à Audi et ses cabriolets A5 et S5.

Comme celles-ci, les Série 4 Cabriolet auront sous leur capot des mécaniques suralimentées de 4 et 6 cylindres. Cette dernière est, considérant le poids du véhicule et sa sonorité plus musicale, la mieux adaptée. Et surtout, elle nous fera bénéficier de l'entraînement aux quatre roues, toujours précieux en hiver.