Il s'agit du projet de loi le plus significatif jamais voté aux États-Unis depuis 20 ans pour limiter la consommation d'énergie des véhicules.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Il s'agit du projet de loi le plus significatif jamais voté aux États-Unis depuis 20 ans pour limiter la consommation d'énergie des véhicules.

Le projet prévoit une réduction de 40% de la consommation de carburant des automobiles d'ici dix ans. Actuellement, la consommation moyenne est d'un gallon (3,7 litres) pour 25 miles (1 mile équivaut à 1,6 km). L'ambition du projet est de porter cette moyenne à un gallon pour 35 miles.

L'objectif de ce texte écologique est aussi de diminuer la dépendance américaine à l'égard du Moyen-Orient en matière de pétrole.

Selon des sénateurs, partisans du texte, ce projet pourrait faire économiser aux États-Unis entre 2 et 2,5 millions de barils par jour, permettre une réduction de 18% des émissions de dioxyde de carbone et permettre aux consommateurs américains d'économiser environ 100 milliards de dollars à la pompe.

En 2002 déjà, la Californie, l'un des États américains en pointe dans la défense de l'environnement, avait adopté une législation imposant aux constructeurs automobiles de réduire les émissions des véhicules de 30% avant 2016.

En septembre dernier, le gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger a signé une loi historique faisant de son État le premier aux États-Unis à encadrer les émissions de gaz à effet de serre par les automobiles.

La loi californienne vise à réduire de 25% les émissions de dioxyde de carbone avant 2020 en Californie, l'État américain le plus peuplé et 12e émetteur de gaz carbonique au monde. L'État se conforme ainsi au protocole de Kyoto.

Les États-Unis, responsables de 25% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, n'ont pas ratifié ce texte conclu en 1997 et entré en vigueur en 2005. Le président Bush a répété que les contraintes liées à ce traité international menaçaient les industries de son pays.