Phénomène viral, mais surtout pilote accompli, Ken Block tentera une fois de plus de conquérir le Pikes Peak, mais cette fois au volant d’une Porsche gonflée aux stéroïdes.

Publié le 26 mai
Charles René
Charles René La Presse

Fidèle à son penchant pour les véhicules iconiques d’un certain âge, le pilote américain tentera de dompter une Porsche 911 1971 profondément modifiée pour la mission bien spécifique. Pikes Peak, c’est essentiellement une course contre la montre sur un parcours de 19,9 km situé en altitude sur une montagne du Colorado. Elle s’amorce à 1440 m d’altitude pour s’achever, 156 virages plus tard, à 4302 m au-dessus du niveau de la mer.

Pour affronter ce parcours périlleux, cette 911 n’a plus rien à voir avec le modèle de production que l’on pouvait apercevoir dans les salles d’exposition de l’époque. D’immenses appendices aérodynamiques y sont greffés pour conserver l’appui à haute vitesse alors que la densité de l’air diminue plus on grimpe. La couleur rose de sa carrosserie est en outre un hommage à l’exubérante Porsche 917/20 Pink Pig, un bolide de course qui a couru en 1971 aux 24 heures du Mans.

À l’arrière de cette 911, on trouve un six-cylindres à plat de 4 L gavé par deux gros turbocompresseurs. Encore là, la suralimentation maintient la puissance en altitude en opposition à un moteur à atmosphérique qui va voir sa cavalerie s’étioler lors de la grande montée. La puissance maximale se situe à 1400 ch, rien de moins ! Le moteur est guidé par une boîte séquentielle de course à six rapports.

Compte tenu de son poids plume d’à peine 1000 kg, ce bolide promet beaucoup lors de l’épreuve. À suivre donc, dès le 26 juin prochain.