Il y a un peu plus d’un an, l’industrie automobile entrait dans l’une des pires crises manufacturières de son histoire en raison d’une pièce infiniment petite : le semi-conducteur. Malgré les annonces successives de divers gouvernements pour remettre sur les rails la production, l’assemblage de véhicules neufs se fait toujours au ralenti, forçant les clients à faire la file souvent sans date précise de livraison.

Publié le 12 mai
Charles René
Charles René La Presse

Les chiffres de ventes canadiennes du mois d’avril dernier obtenus par la firme DesRosiers Automotive confirment que la situation ne s’est pas améliorée outre mesure. Il s’est écoulé 13,3 % moins de véhicules en avril 2022 qu’à pareille date l’année dernière, soit 140 785 unités.

Un coup de sonde chez de nombreux concessionnaires canadiens fait par DesRosiers a confirmé en avril que la situation était loin d’être rose. Plus de la moitié d’entre eux (57,7 %) estiment qu’un client doit attendre en moyenne de quatre à six mois pour pouvoir se glisser derrière le volant de son nouveau véhicule. Plus de 20 % d’entre eux (20,6 %) affirment que cette attente pouvait dépasser les six mois.

Autre élément intéressant qui ressort du sondage : 57,6 % des répondants ont soutenu que la situation s’était dégradée depuis le début de l’année. Soulignons que la guerre en Ukraine donne de sérieux maux de tête à bien des constructeurs en raison de la fermeture d’usines qui fabriquaient des composants tant en Russie qu’en Ukraine.

Finalement, la moitié des concessionnaires questionnés prévoient une amélioration seulement l’an prochain. Il faudra donc être patient et probablement garder plus longtemps que prévu son véhicule d’occasion.