Nombre d’industries ont été durement touchées par la pandémie et l’immense machine industrielle qu’est l’automobile ne fait pas exception à cette règle inéluctable. Selon les dernières données colligées par la firme DesRosiers Automotive, le marché canadien a vu ses ventes fondre de 19,7 % en 2020.

Charles René Charles René
La Presse

Il s’agit de la deuxième baisse du volume de vente de véhicules légers au pays de l’histoire en importance, d’après DesRosiers. Seule l’année 1982, marquée par une forte récession, s’est close avec un creux des ventes supérieur, chiffré à 22,7 %. Les 1,54 million d’unités écoulées constituent par ailleurs le plus faible total depuis 2009.

La tendance lourde de la migration des acheteurs vers les camions légers se fait également sentir plus que jamais dans le portrait des ventes. DesRosiers estime que les parts de marché de ce segment sont passées à 79,9 % en 2020 au Canada, une hausse de 5,2 % par rapport à l’année précédente. La multiplication des variantes de multisegments et de VUS dans les gammes des constructeurs est donc loin d’être un courant passager.