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Fame: du spectaculaire, et quelques faux pas...

Une scène tirée de la comédie musicale Fame.... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE)

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Une scène tirée de la comédie musicale Fame. Une mise en scène de Serge Postigo.

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Fame, le film remarquable qu'a réalisé Alan Parker en 1980, a engendré une série télévisée pendant six saisons, ainsi qu'une incarnation en comédie musicale, conçue et écrite par David De Silva et José Fernandez, avec une nouvelle partition, signée Steve Margoshes et Jacques Levy, dans laquelle seule la chanson thème a survécu.

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Serge Postigo signe la traduction, l'adaptation et la mise en scène de ce spectacle, qui se démarque essentiellement par ses astuces scéniques, ses projections et, surtout, ses numéros réglés au quart de tour. Les chorégraphies, signées Steve Bolton, impressionnent d'autant plus qu'elles mettent souvent en valeur plusieurs des 24 interprètes.

« N'allez pas croire que vous allez danser sur les toits des voitures sur la 46e Rue. Ce n'est pas le film ici ! », dit d'entrée de jeu la prof de français à ses élèves (et aux spectateurs), histoire d'envoyer un message clair à propos de la distinction entre les deux entités.

Sur le plan narratif, force est toutefois de constater que l'approche est plus laborieuse, même si la première partie de ce spectacle assez long (2 h 40 avec entracte) convainc davantage. 

L'arrivée de tous ces nouveaux élèves à la High School of Performing Arts de New York, qui décrocheront leur diplôme quatre ans plus tard, installe d'emblée un bon dynamisme. Le numéro au cours duquel les élèves font connaissance en mettant leurs talents en commun évoque l'esprit du fameux Hot Lunch Jam du film et se révèle spectaculaire, même s'il est complètement différent. Quand les cuivres se joignent à la fête, cette performance collective prend vraiment un bel envol.

ACCEPTER LA CONVENTION

Le récit fait ensuite quelques sauts dans le temps, et c'est là que le bât blesse. Aucune véritable montée dramatique ne mène à l'étape de la remise de diplômes, ainsi qu'au grand spectacle organisé pour l'occasion.

Il faut aussi compter un petit moment d'adaptation pour accepter la convention qu'on nous propose. Bien que l'intrigue soit campée à New York, la plupart des personnages, enfin, ceux qui n'empruntent pas de faux accents, s'expriment dans un français assez pointu. Il est aussi à noter que toutes les chansons, à part celle qui donne au spectacle son titre, sont livrées dans la langue de Molière.

Bien entendu, certains numéros - et certains artistes - se distinguent. C'est notamment le cas de Junbox, formidable en danseur freestyle hip-hop, et d'Élisabeth Gauthier-Pelletier, qui incarne la flamboyante Carmen Diaz. Son entrée au retour de l'entracte donne en outre lieu à un très beau numéro de flamenco.

Chez les vétérans, Marie Denise Pelletier, qui incarne une enseignante sévère très à cheval sur le règlement et la discipline, a droit à ce que nos amis anglos appellent un showstopper. À la première médiatique, tenue plus tôt cette semaine, son interprétation de Ce sont mes enfants (These Are My Children) lui a valu une ovation.

L'exploit est de taille, car aucune des chansons écrites pour ce spectacle, créé il y a 30 ans, n'est véritablement passée à la postérité. Out Here on My Own, immortalisée par Irene Cara dans le film original, est par ailleurs offerte en hors-d'oeuvre avant le spectacle par Audrey-Louise Beauséjour, première lauréate de la bourse Juste pour rire. Elle en fait une vibrante interprétation.

UN NUMÉRO SUPERFLU

Rythmé sans aucun temps mort (les enchaînements de tableaux sont d'une efficacité redoutable), le spectacle comporte néanmoins un numéro superflu, qui paraîtra même de mauvais goût dans les circonstances. La chanson Can't Keep it Down (Je ne la contrôle plus), livrée par un gaillard obsédé de la chose, se veut humoristique et raconte à quel point le pauvre jeune homme est incapable de maîtriser ses pulsions.

Avec tout ce qui s'est passé au cours des derniers mois, avec la vague du #metoo et les discussions sur la culture du viol et la notion du consentement entre autres, peut-être aurait-il mieux valu se garder une petite gêne sur ce plan.

***

Fame

Comédie musicale mise en scène de Serge Postigo.

Au Théâtre St-Denis jusqu'au 28 juillet.




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