C'est la Semaine sainte et ses traditionnels concerts de circonstance.

Ce soir, 20h, à l'église Saint-Jean-Baptiste, Louis Lavigueur dirige l'Ensemble vocal Polymnie et la Sinfonia de Montréal dans le Requiem de Duruflé, le Gloria de Poulenc et le Laudate Dominum d'Antoine Trépanier. Voix solistes: Michèle Bolduc et Pierre-Étienne Bergeron.

Demain, 19h30, salle Bourgie: un détachement des Violons du Roy et 10 voix solistes, dir. Bernard Labadie, dans Jephte de Carissimi, Le Reniement de saint Pierre, de Marc-Antoine Charpentier, et le Stabat Mater de Domenico Scarlatti.

Deux concerts jeudi soir, sans lien avec le sujet du jour: à 19h30, Redpath Hall de McGill, l'Orchestre baroque de l'institution, dirigé du violon par Elizabeth Wallfisch, joue Vivaldi, Biber et le Concerto pour deux violons de Bach avec Mark Fewer; à 20h, Chapelle historique du Bon-Pasteur, le violoniste Victor Fournelle-Blain et le pianiste Charles Richard-Hamelin, récents lauréats du Prix d'Europe, jouent Debussy, Schumann, Fauré et Bazzini.

Vendredi, deux concerts: à 15h, salle Bourgie, les chanteurs et instrumentistes des Idées Heureuses, dir. Florian Heyerick, de Belgique, dans trois cantates de Graupner; à 20h, église Saint-Jean-Baptiste, choeur et orchestre de la Société Philharmonique de Montréal, dir. Miklos Takacs, dans l'oratorio Christus am Ölberge (Le Christ au mont des Oliviers) de Beethoven et la Messe no 2, en sol majeur, D. 167, de Schubert. Voix solistes: Aline Kutan, Patrick Mallette et Steeve Michaud.

Vendredi encore, 20h, salle Claude-Champagne: l'Orchestre symphonique de l'Agora, créé en 2011 et dirigé par Nicolas Ellis, joue Le Sacre du printemps de Stravinsky, pour le centenaire de l'oeuvre, et accompagne Patrice Calixte dans le Concerto pour violon de Sibelius.

Dimanche, 11h, basilique Notre-Dame: Messe Aux Cathédrales de Gounod par le Choeur professionnel de la basilique, dir. Béatrice Baillargeon.

Le Met-radio

En direct du Met à Radio-Canada samedi, 12h30: La Traviata de Verdi dirigée par Yannick Nézet-Séguin, avec Diana Damrau (Violetta), Saimir Pirgu (Alfredo)... et Placido Domingo en baryton (Germont).

Une place pour Hétu

Les concerts qui marqueront les 28 et 29 mai et 1er juin 2014, soit dans plus d'un an, l'inauguration de l'orgue de la Maison symphonique comportent la création d'une oeuvre pour orgue et orchestre commandée à Kaija Saariaho, compositrice finlandaise dont Kent Nagano créa l'opéra L'Amour de loin à Salzbourg en 2000.

Olivier Latry, organiste à Notre-Dame de Paris et concepteur du nouvel instrument, jouera la nouvelle oeuvre ainsi que la célèbre Symphonie avec orgue de Saint-Saëns, le Concerto pour orgue, cordes et timbales de Poulenc et des pièces de Bach et de Liszt.

Ce choix d'oeuvres a provoqué du mécontentement chez nos amateurs d'orgue et mélomanes. Pourquoi ne pas avoir choisi le Concerto pour orgue et orchestre de Jacques Hétu, créé à Edmonton par Rachel Laurin en 2002, joué par Latry lui-même à Toronto, mais jamais entendu à Montréal, la ville du compositeur décédé il y a trois ans?

Il existe un enregistrement privé de la création, que Nagano a sûrement entendu puisqu'il nous a confié qu'il s'agit de «an important work, a very good work». En effet, l'oeuvre est puissamment écrite et, en même temps, accessible. Sans modifier l'essentiel du programme établi, elle pourrait remplacer le Poulenc, qu'on entend assez régulièrement, et d'autant plus que les deux oeuvres ont à peu près la même durée: 22 minutes pour le Poulenc, 26 pour le Hétu.