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Mesparrow : vol en solo

«Je ne sais pas si on peut qualifier... (Photo: fournie par le MEG)

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«Je ne sais pas si on peut qualifier mon travail de performance art... En tout cas, il y a quelque chose de physique sur scène», a confié la chanteuse française Mesparrow.

Photo: fournie par le MEG

Mesparrow, dont l'album Keep This Moment Alive a créé un émoi certain dans le circuit musical hexagonal, fut d'abord Mademoiselle Moineau: Miss Sparrow, dont elle n'aimait pas les trois "s" consécutifs. Quant à Miss Sparrow, elle fut d'abord Marion Gaume. Il y a à peine 30 ans, Miss Gaume est née à Tours, elle y a grandi. Y a fait des études de piano et s'y est inscrite aux Beaux-Arts. Et y a refusé de choisir entre l'un ou l'autre de ses champs d'intérêt.

Elle s'est d'abord mise à créer «des choses très courtes». «Superposer des respirations, des sons abstraits.» «Animer une chorale dont j'étais la seule chanteuse, avec des images de mon visage en boucle et des couches de voix.»

Puis elle a troqué la Loire pour la Tamise. Vers 2008, elle s'est enfermée dans un appartement londonien, a mijoté son art avant de l'assumer totalement et de le balancer dans les milieux parallèles, notamment au 12 Bar Club de Soho où émergeait une scène alors qualifiée d'anti-folk. Mademoiselle Moineau y a fait ses premiers vols. Vols de reconnaissance, en fait.

«C'est en partant de chez moi que j'ai réussi à sortir quelque chose qui venait vraiment de moi. J'ai développé ce que j'avais commencé. Pédale de boucle [échantillonneur numérique], tout fait à la voix. C'était quand même assez brut», explique-t-elle, jointe en Europe avant la grande traversée qui l'amène au MEG.

Rentrée à Tours «gonflée d'énergie» après deux ans passés à Londres, elle a trouvé un travail pour renflouer ses coffres, après quoi elle a décidé «de ne faire que de la musique pour voir...». Mesparrow a vu, bien vu. Ses concerts solos en région tourangelle lui ont valu des invitations au Printemps de Bourges, aux Francos de La Rochelle. Et même de ce côté de la flaque - à Montréal comme en Abitibi, à l'été 2012.

Premier album

Mise sous contrat chez East West (Warner France), elle a pu enregistrer son premier album au studio Black Box d'Angers, sorti en mars dernier. Elle y a travaillé notamment avec François, de François & The Atlas Mountains.

«Quand je me suis trouvée en studio avec des musiciens, ça a pris un autre cap, sur des rythmiques qui ont vraiment enrichi mes morceaux. Après, sur scène, je suis retournée en solo. J'ai ma pédale de boucle, mon MPC [Music Production Controller] où je conserve les rythmiques et les basses, et j'ai un piano avec lequel je fais des morceaux plus posés. J'ai démarré comme ça et j'avais envie d'aller jusqu'au bout. J'ai choisi de rester seule sur scène, mais j'ai travaillé toute une scénographie avec mon ingé lumière [éclairagiste] pour vraiment habiller, ramener de la matière et de la présence sur scène. Cet habillage est onirique, assez doux, ça me ressemble. Je ne sais pas si on peut qualifier mon travail de performance art... En tout cas, il y a quelque chose de physique sur scène.»

Il sera ensuite question de Tours, des femmes chanteuses qui ont émergé de cette ville tranquille, entre autres la douée Claire Diterzi, dont Mesparrow partage la démarche hybride entre chanson et arts visuels.

Beaux-Arts

Pour appuyer ses dires, elle cite cet exemple: «Dans le clip de Next Bored Generation, je fais un clin d'oeil à Pipilotti Rist, une de mes grandes références en beaux-arts. Elle a tout rassemblé dans son travail. Je veux aussi tout rassembler, musique, visuel... littérature? Un peu moins quand même, j'ai moins de références, quoique... étrangement, mes modèles de paroliers sont francophones même si mes textes ont été majoritairement écrits en anglais - Jacques Brel, Barbara, Dominique A... En anglais, j'aime beaucoup l'écriture de Leonard Cohen. Quant aux références musicales, elles sont très vastes: Brel, Billie Holiday, Cat Power, Shannon Wright, Melody's Echo Chamber...»

Et comment Mademoiselle Moineau s'y prend-elle pour faire décoller ses propres histoires?

«Je pars toujours d'une manière impulsive puis je reprends tout; j'essaie d'amener mon idée un peu plus loin, avec de petites métaphores, beaucoup d'images. [...] C'est rarement très brut et très intime, même si les mots peuvent être incisifs.»

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Dans le cadre du MEG, Mesparrow se produit le jeudi 1er août, 20h, au Divan Orange.




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