Choses sauvages, c'est un quintette de jeunes hommes de la banlieue nord de Montréal qui fait de la musique depuis une dizaine d'années.

Mis à jour le 10 sept. 2018
JOSÉE LAPOINTE LA PRESSE

Habitués de la scène indie-électro-pop, ils viennent de lancer un premier album, après deux EP (Late Night en 2013, Japanese Jazz en 2015).

Ce premier disque homonyme, entièrement en français, est fort séduisant. Réalisé par Emmanuel Éthier (Peter Peter, Jimmy Hunt), il est porté par un groove solide, des guitares funk et une couche de sons électroniques bien léchée.

Ce premier disque rappelle les années 80 (La valse des trottoirs) mais pas trop, et comporte de sympathiques surprises, comme ces solos de flûte traversière qui donnent au groupe un son unique - la finale de la première chanson, Le palais des erreurs, est assez étonnante.

Bon, la voix du chanteur Félix Bélisle, plus soufflée que chantée et qui rappelle justement Peter Peter, manque un peu de puissance et de justesse.

Les textes, quoique soignés, sont souvent, disons, nébuleux. Mais l'ensemble est assez irrésistible et dansant, avec une petite touche d'autodérision et une attitude punk (excellente Hualien, dans laquelle le groupe se laisse vraiment aller) qui donnent envie d'y retourner.

* * * 

Électro-pop. Choses sauvages. Choses sauvages. Audiogram.