C'est dans le plus grand secret que s'est concocté le 13e album du duo danois The Raveonettes. Pe'Ahi, sorti mardi tel un diable de sa boîte, n'a été précédé d'aucune annonce, ni promotion, ni extrait audio. Rien.

PHILIPPE BEAUCHEMIN LA PRESSE

Pourtant, voilà un secret qui mérite d'être ébruité! Comme pour tous les albums des Raveonettes, ce disque est marqué par la dualité: d'un côté s'érige un mur de son, gracieuseté du multi-instrumentaliste Sune Rose Wagner, où bourdonnements, batterie numérique, distorsions de guitare et sonorités électriques diverses s'accumulent; de l'autre, une ambiance musicale feutrée et mélodique, typée dans le rock américain des années 60, où la voix tout en douceur de Sharin Foo s'épanche sur ses malheurs familiaux et amoureux, les rêves monstrueux et les angoisses innommables. Si les deux précédents opus du duo nous avaient laissés sur notre faim, ce Pe'Ahi se découvre avec bonheur.

À écouter: Sisters

ROCK

The Raveonnettes 

Pe'Ahi

Beat Dies Records

****