Les racines country et southern rock de ce Muchacho infusent dans une mixtion inédite de psychédélisme, trip hop, mariachis, gospel ou même R&B. À la fois tributaire de Willie Nelson, de Gram Parsons ou de Daniel Lanois, réformateur de la trempe de Joey Burns (Calexico),

Alain Brunet LA PRESSE

Matthew Houck est l'un des rares artistes issus du Deep South à réformer sa culture de telle façon, sans y déroger pour autant. Les ornements stylistiques, aussi inusités puissent-ils paraître, n'en dénaturent aucunement l'expression. Qui plus est, l'homme sait conter, débusquer les images les plus justes, éviter les clichés agroalimentaires, laisser parler ses tripes, jouer d'intelligence et de finesse.

Ce sixième album aurait d'abord été imaginé dans le Yucatan, une relation amoureuse s'y serait péniblement effilochée et... chacun sait qu'on peut tirer de très bonnes chansons de ces lambeaux. Et nul besoin d'être hyper-connaisseur de cette mouvance pour affirmer que ce mec n'a aucun équivalent connu.

À écouter: Ride On, Right On

americana

Phosphorescent

Muchacho

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Dead Oceans