Ce nouvel album de Philippe Katerine, bien appuyé musicalement par le groupe Francis et ses peintres, comprend pas moins de 52 chansons empruntées à d'autres.

Alain de Repentigny LA PRESSE

L'auditeur qui pense se retrouver en terrain familier connaît mal ce chanteur atypique qui ne s'y prendrait pas autrement s'il voulait signer l'arrêt de mort de la mode des reprises. Katerine et ses complices ratissent large dans leur sélection, de Johnny, Henri Salvador, Jean Patrick Capdevielle et Amadou et Mariam à Jean-Jacques Burnel, des Stranglers, Pink Martini et même Burt Bacharach et Hal David, traduits en français. Sur le deuxième disque, on peut entendre, dans l'ordre, Sous le vent de Garou et Céline, Déshabillez-moi de Gréco, Vive le douanier Rousseau de La compagnie créole et Capri c'est fini d'Hervé Villard. Le sublime se même au kitsch mais les contre-emplois musicaux brouillent si bien les pistes qu'on ne sait plus trop à qui on rend hommage et de qui on se moque.

Quiconque n'a pas fréquenté assidûment les palmarès hexagonaux depuis des décennies risque de s'y perdre. C'est parfait pour égayer un party ou glisser à la pièce dans une playlist, mais seuls les masochistes voudront écouter ces trois CD en boucle.

À télécharger: Euroman, Noël blanc

POP-ROCK

Katerine, Francis et ses peintres

52 reprises dans l'espace

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Universal/DEP