Ne tergiversons pas: The Whole Love, huitième album du célèbre groupe de Chicago, est son meilleur disque depuis la parution du classique Yankee Hotel Foxtrot en 2002.

Philippe Renaud, collaboration spéciale LA PRESSE

La bande à Jeff Tweedy, qui s'est appliquée à décliner ses influences americana/country sur ses derniers (très bons) disques, opère cette fois un virage plus marqué vers l'expérimentation. The Whole Love commence et se termine de façon grandiose avec les audacieuses Art of Almost, un rock orchestral de plus de sept minutes, et One Sunday Morning (Song for Jane Smiley's Boyfriend), douze minutes de folk abondant et exploratoire.

Entre les deux, du rock appartenant au présent (le single I Might pourrait presque passer pour une chanson d'Arcade Fire) et les nécessaires détours vers le alt-country qui ont fait la renommée du groupe. Seize ans après la sortie de son premier album, Wilco n'a pas terminé sa quête musicale, cherchant toujours à prouver que la musique de racines américaines s'accorde plus que jamais avec les courants rock d'aujourd'hui. Un album excitant et vivifiant, comme si le fait d'avoir fondé son label et produit lui-même l'album redonnait au groupe des ailes.

À télécharger: Art of Almost, I Might

ROCK

WILCO

The Whole

Love

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dBpm