Quand, en juin 1977, Bruce Springsteen est entré en studio avec le E Street Band après deux ans d'inactivité en raison d'un différend avec son imprésario, il a enregistré environ 70 chansons dont 10 seulement se sont retrouvées sur Darkness On the Edge of Town, un an plus tard.

Publié le 20 nov. 2010
Alain de Repentigny LA PRESSE

En voici 22, plusieurs inédites et d'autres déjà entendues sur des disques pirates, en versions live ou sur Tracks (1999), regroupées sur deux CD qui font aussi partie du coffret du même nom (3 CD + 3 DVD) paru cette semaine. Vous y  reconnaîtrez des embryons de chansons connues et des bijoux que Springsteen a cédés à Patti Smith, Robert Gordon, aux Pointer Sisters ou à Southside Johnny parce qu'ils n'avaient pas leur place dans Darkness

 

.

 

Cette collection hétéroclite renvoie plutôt à l'album double The River où Springsteen ne se gênera plus pour étaler ses influences rockabilly, soul, rhythm and blues ou country. Le jeune romantique de Born To Run est devenu un adulte et ces chansons plus directes, plus épurées, sont le passage obligé, et moins exalté, vers Darkness on the Edge of Town, l'album majeur de sa discographie et l'un des grands de l'histoire du rock, point à la ligne.

***1/2

ROCK Bruce Springsteen The Promise Columbia/Sony