Un mois après avoir retiré trois chansons litigieuses des plateformes de diffusion en continu, Sony et la succession de Micheal Jackson ont conclu une entente hors cour dans le cadre d’une poursuite pour fausse publicité, rapporte jeudi le magazine Billboard. Les deux parties étaient visées par un recours collectif arguant que les morceaux Monster, Keep Your Head Up et Breaking News, publiés en 2010, n’étaient pas interprétés par le roi de la pop, décédé l’année précédente.

Publié le 11 août
Alexandre Vigneault
Alexandre Vigneault La Presse

Le règlement hors cour survient alors que les parties attendaient une décision de la Cour suprême de Californie dans ce dossier qui dure depuis plusieurs années. « Indépendamment de la décision que pourrait rendre la Cour suprême, les deux parties ont conjointement décidé de mettre fin au litige qui aurait pu donner lieu à plusieurs appels et une longue procédure judiciaire », ont écrit les Sony et la succession de Michael Jackson dans une déclaration au magazine Billboard.

Le document ajoute que de supprimer les chansons était « la façon la plus simple et la meilleure d’aller au-delà de la conversation associée à ces pistes une fois pour toutes ». Il n’est pas précisé si les chansons ont été enregistrées ou non par Michael Jackson avant sa mort et les détails de l’entente n’ont pas non plus été révélés.

Un doute quant à l’authenticité des trois chansons au cœur du litige a été soulevé dès le lancement de l’album Michael, sorti en 2010. Des membres de la famille Jackson disaient ne pas reconnaître le roi de la pop sur ces pistes, alors que le réalisateur du disque, Eddie Caccio, assurait que c’était bel et bien lui qui était au micro.

La controverse a pris de l’ampleur en 2014 avec le dépôt d’un recours collectif contre Sony et la succession de Michael Jackson pour fausse publicité. Des fans du roi de la pop croient plutôt que c’est le chanteur Jason Malachi qui a interprété les morceaux sur l’album posthume, écrivait USA Today au moment du retrait des morceaux litigieux au début du mois de juillet. Celui-ci aurait d’ailleurs admis les faits en 2011 dans une publication sur Facebook, selon TMZ.

Vera Serova, la femme qui a engagé le recours collectif, a confirmé à Billboard qu’un règlement à l’amiable était survenu mercredi sans offrir plus de commentaires.